
Ve République, 1981-1999 · janvier – 17 juillet 1984 · Paris, Versailles, Bordeaux
Mobilisations pour l'« école libre » contre le projet de loi Savary
Parents et évêques défilent contre un sur l'enseignement privé, les laïques contre-manifestent. Le texte est abandonné en juillet 1984.
Le pouvoir change
, président de la République depuis 1981
Premiers ministres : , puis le 17 juillet 1984
L’essentiel
- Ce qu’ils demandaient
Abandon du , perçu par les défenseurs de l'enseignement privé (« ») comme une menace pour son autonomie.
- Combien ils étaient
plus d'un million de manifestants
Estimations Deux sources, deux chiffres : aucun n’est retenu comme le bon.
3 chiffres à comparer- Ce qu’ils ont obtenu
Obtenue
1 demande obtenue, sur 2
Dix-huit jours après le défilé parisien du 24 juin 1984, François Mitterrand annonce un nouveau limité, ce qui revient à abandonner le . Le ministre puis le gouvernement Mauroy démissionnent le 17 juillet. Le « » promis en 1981 n'est pas créé.
Changement : retrait annoncé 4 mois après la demande du 4 mars 1984
Ce qui était en jeu
2 demandes, et ce qu’il en est advenu.
Abandon du sur l'enseignement privé
Les associations de parents de l' et la hiérarchie catholique refusent un texte qu'elles jugent menaçant pour l'autonomie des établissements privés , surtout après les adoptés à l'Assemblée.
ObtenueLe 12 juillet 1984, l'annonce d'un nouveau texte limité met fin au , adopté en mais jamais examiné plus avant ; le ministre et le gouvernement démissionnent le 17 juillet. La loi du 25 janvier 1985 règle ensuite certains points.
Création d'un de l'éducation (camp laïque)
Le , la et une partie de la gauche réclament l'application de la promesse de 1981 et jugent le trop timide.
Non obtenueLe service public unifié n'est pas créé ; les propositions de Jean-Pierre Chevènement à l'été 1984 sont jugées « moins ambitieuse[s] » par Lionel Jospin.
Comment c’est arrivé
10 moments clés. Touchez un moment pour le détail.
Rassemblement laïque au Bourget
Les partisans de l'école laïque se réunissent au Bourget ; Pierre Mauroy y défend l'école laïque.
Premier grand rassemblement régional, à Bordeaux
Début d'une série de rassemblements régionaux pour l' (Bordeaux, Lyon, Rennes, Lille).
Rassemblement de Versailles
Les défenseurs de l'enseignement privé manifestent à Versailles contre le .
Manifestations du CNAL pour l'école laïque
Le appelle à manifester dans toute la France, dont Paris.
Adoption en première lecture après le 49.3
le 23 mai ; la est rejetée le 24 mai.
Manifestation nationale à Paris
Défilé pour l'enseignement privé, avec des évêques et des responsables de l'opposition.
Allocution de François Mitterrand
Projet de référendum sur les , nouveau texte sur l'enseignement privé, ordre du jour modifié.
Démissions d'Alain Savary et du gouvernement Mauroy
Laurent Fabius est nommé Premier ministre le 17 juillet ; Jean-Pierre Chevènement devient ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement formé le 19 juillet.
Le Sénat rejette la révision sur le référendum
Après une le 8 août et l'adoption par l'Assemblée le 23 août, le Sénat rejette le texte en .
Loi du 25 janvier 1985
Loi n° 85-97 portant notamment dispositions sur les établissements d'enseignement privés.
Ce qu’on peut en dire
Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.
InterprétationLe lien entre la mobilisation et l'abandon du texte est chronologiquement net : le président tranche moins de trois semaines après le 24 juin, l'historien Jean-Marie Mayeur parle en 1985 d'une « conséquence » de cette manifestation, et la notice INA d'un journal d'Antenne 2 du 28 août évoque le « retrait du ». Mais François Mitterrand présente sa décision comme une réponse institutionnelle, par le référendum, et non comme une concession à la rue. L'attribution reste donc probable plutôt que directe.
InterprétationPour l'historien Jean-Marie Mayeur, écrivant en 1985, les passions de 1984 témoignent moins d'un réveil des querelles anciennes que de changements profonds de l'opinion, mal perçus par le camp laïque. Il note que le nouveau ministre choisit des « mesures simples et pratiques », approuvées par Michel Debré, et que les sondages indiquent un apaisement.
InterprétationCe qui change : le « » promis en 1981 est abandonné, et le système des contrats issu de la de 1959 reste le cadre des relations entre l'État et l'enseignement privé, avec les aménagements de la loi du 25 janvier 1985. La crise contribue aussi à la chute du gouvernement Mauroy : selon Mayeur, l'annonce du retrait entraîne la démission du ministre puis du Premier ministre.
Pour aller plus loin
Le récit complet8 paragraphes
Depuis la du 31 décembre 1959, les établissements privés, catholiques pour l'essentiel, peuvent signer un contrat avec l'État : celui-ci finance tout ou partie de leur fonctionnement en échange d'obligations. Candidat en 1981, François Mitterrand propose un « de l'éducation nationale ». Élu, il charge Alain Savary, ministre de l'Éducation nationale, de ce dossier.
Alain Savary négocie pendant près de trois ans avec les représentants du camp laïque et de l'enseignement catholique. Les deux camps se mobilisent tôt : le 9 mai 1982, un rassemblement pour l'école laïque se tient au Bourget, où le Premier ministre Pierre Mauroy prend la parole. Début mars 1984, la Fédération de l'éducation nationale () reproche au ministre ses « reculades », et le (CNAL) appelle Lustiger à dépolitiser le débat.
De janvier à mars 1984, les défenseurs de l'enseignement privé, menés par l'Union nationale des associations de parents d'élèves de l' () de Pierre Daniel et par le secrétaire général de l'enseignement catholique, le Paul Guiberteau, organisent de grands rassemblements régionaux : Bordeaux, Lyon, Rennes, Lille, puis Versailles le 4 mars.
Le camp laïque contre-manifeste. Le 25 avril 1984, le organise des manifestations dans toute la France ; à Paris défilent notamment Lionel Jospin, premier secrétaire du Parti socialiste, et Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste. L'historien Jean-Marie Mayeur avance le chiffre d'environ un million de partisans de la laïcité défilant en avril dans l'ensemble des départements.
À l'Assemblée nationale, des du député socialiste André Laignel durcissent le texte, ce qui irrite les responsables catholiques. Le 23 mai 1984, le gouvernement sur le projet (, de la Constitution). La de l'opposition est rejetée le 24 mai (159 voix pour, 246 nécessaires) : le texte est adopté en .
Le 24 juin 1984, une manifestation nationale pour l'enseignement privé se tient à Paris. Jean-Marie Lustiger y défile et Mgr Jean Vilnet, président de la , y prend la parole ; Jacques Chirac, Simone Veil, Jacques Chaban-Delmas et Michel Debré figurent parmi les responsables de l'opposition présents. La notice INA du journal d'Antenne 2 du lendemain parle de « plus d'un million » de manifestants ; aucun chiffre de police n'a pu être vérifié dans une source primaire.
Le 12 juillet, dans une allocution radiotélévisée, François Mitterrand propose de pour permettre des référendums sur les . Il annonce un nouveau sur les rapports entre l'État, les et l'enseignement privé, limité aux points relevant de la procédure ordinaire, et la modification de l'ordre du jour de la . Le mot « retrait » n'est pas prononcé, mais le n'ira pas plus loin ; le président revient sur la loi Savary à la télévision le 14 juillet. Le 17 juillet, Alain Savary démissionne, puis le gouvernement Mauroy ; Laurent Fabius est nommé Premier ministre.
Le nouveau ministre, Jean-Pierre Chevènement, présente fin août des propositions que Pierre Daniel () salue comme une reconnaissance du pluralisme et que Lionel Jospin juge « moins ambitieuse[s] ». La sur le référendum, adoptée par l'Assemblée, est rejetée par le Sénat le 5 septembre 1984. Une loi du 25 janvier 1985 ajoute à la de 1983 un chapitre sur les établissements d'enseignement privés.
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application
Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.
- Demande
- Étape qui réalise la demande
- Autre décision d’une autorité
- Réponse (annonce, réunion, refus)
- Lien direct
- probable
- discuté ou indéterminé
Revendication 1/2
Abandon du projet de loi Savary sur l'enseignement privé
Les associations de parents de l'enseignement libre et la hiérarchie catholique refusent un texte qu'elles jugent menaçant pour l'autonomie des établissements privés sous contrat, surtout après les amendements adoptés à l'Assemblée.
ObtenueObtenue
Le 12 juillet 1984, l'annonce d'un nouveau texte limité met fin au projet Savary, adopté en première lecture mais jamais examiné plus avant ; le ministre et le gouvernement démissionnent le 17 juillet. La loi du 25 janvier 1985 règle ensuite certains points.
- Demande4 mars 1984
- Vote24 mai 1984
- Demande24 juin 1984
- Retrait (réalise la demande)12 juil. 1984
- Bilan17 juil. 1984
- Bilan25 janv. 1985
Voir les 6 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
Grand rassemblement de Versailles contre le projet Savary, avec le chanoine Guiberteau et Pierre Daniel (Unapel).
- Délai depuis l’étape précédente : + 3 mois
Après l'engagement de responsabilité du gouvernement le 23 mai, la motion de censure est rejetée : le projet est adopté en première lecture par l'Assemblée nationale.
- Délai depuis l’étape précédente : + 31 jours
Manifestation nationale à Paris pour l'enseignement privé et contre la loi Savary, avec le soutien d'évêques et de responsables de l'opposition.
- Délai depuis l’étape précédente : + 18 jours
Allocution de François Mitterrand : un nouveau projet de loi sur l'enseignement privé, limité, sera déposé et l'ordre du jour de la session extraordinaire modifié. Le mot « retrait » n'est pas prononcé, mais le texte Savary n'ira pas plus loin ; le président y revient à la télévision le 14 juillet.
- Délai depuis l’étape précédente : + 5 jours
Démission d'Alain Savary, puis fin des fonctions du gouvernement Mauroy ; Laurent Fabius est nommé Premier ministre le même jour.
- Délai depuis l’étape précédente : + 6 mois
Prolongement : la loi n° 85-97 du 25 janvier 1985 insère dans la loi de décentralisation du 22 juillet 1983 des articles sur les établissements d'enseignement privés et modifie l'article 8 de la loi Debré de 1959.
Lien probable
La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.
L'abandon suit de dix-huit jours le défilé parisien, et l'historien Jean-Marie Mayeur, écrivant en 1985, présente le retrait comme la « conséquence de la manifestation du 24 juin ». Mais l'allocution du 12 juillet ne mentionne pas les manifestations : le président présente sa décision comme un choix institutionnel (référendum sur les libertés publiques). Le lien est très probable, sans être reconnu officiellement ; une lecture d'historien seule ne suffit pas à le dire direct.
Revendication 2/2
Création d'un service public unifié et laïque de l'éducation (camp laïque)
Le CNAL, la FEN et une partie de la gauche réclament l'application de la promesse de 1981 et jugent le projet Savary trop timide.
Non obtenueNon obtenue
Le service public unifié n'est pas créé ; les propositions de Jean-Pierre Chevènement à l'été 1984 sont jugées « moins ambitieuse[s] » par Lionel Jospin.
- Demande9 mai 1982
- Demande25 avr. 1984
- Réponse4 mai 1984
- Retrait12 juil. 1984
- Bilan30 août 1984
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
Rassemblement pour l'école laïque au Bourget, avec un discours de Pierre Mauroy.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 ans
Manifestations du CNAL dans toute la France et à Paris pour l'école laïque.
- Délai depuis l’étape précédente : + 9 jours
Le président du CNAL est reçu à l'Élysée au sujet des amendements au projet Savary.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 mois
Le projet Savary est abandonné au profit d'un texte limité aux points relevant de la procédure ordinaire.
- Délai depuis l’étape précédente : + 49 jours
Réactions aux propositions Chevènement : Lionel Jospin juge la démarche moins ambitieuse, Pierre Daniel estime que les familles ont fait valoir le pluralisme.
Lien discuté
Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.
Le projet Savary était déjà un compromis que la FEN jugeait fait de « reculades » dès mars 1984 ; son abandon en juillet, que Mayeur présente comme une conséquence du défilé du 24 juin, ferme la perspective. Mayeur y voit aussi une évolution de l'opinion mal perçue par le camp laïque. Plusieurs causes se combinent et les sources consultées ne permettent pas de peser chacune.
Tous les chiffres3 estimations, jamais moyennées
Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent.
France entière (départements)manifestants
environ un million
Estimation chiffre cité par l'historien Jean-Marie Mayeur, sans attributionChiffre cité par l'historien Jean-Marie Mayeur (1985), sans attribution
Manifestations laïques d'avril 1984 dans les départements
Parismanifestants
plus d'un million
Estimation selon le journal Antenne 2 MidiAntenne 2 (Antenne 2 Midi du 25 juin 1984), sans indication de l'estimateur
Manifestation pour l'enseignement privé, Paris, 24 juin 1984 — Chiffre d'ordre de grandeur repris par la notice INA. Les chiffres police et organisateurs n'ont pas pu être vérifiés dans une source primaire ou de presse ouverte.
un million et demi
Estimation chiffre cité par l'historien Jean-Marie Mayeur, sans attributionChiffre cité par l'historien Jean-Marie Mayeur (1985), sans attribution
Manifestation pour l'enseignement privé, Paris, 24 juin 1984 — Mayeur ne précise pas l'origine du chiffre. Les synthèses attribuent aux organisateurs 1,5 ou 2 millions, chiffres non vérifiés ici.
Écart entre ces chiffres : du simple au 1,5. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
Ce qu’on ne sait pas, ou mal7 limites
- Les chiffres police et organisateurs du 24 juin 1984 ne figurent que sur Wikipédia, de façon incohérente : 850 000 selon le ministère de l'Intérieur, et 2 millions ou « près d'un million et demi » selon les organisateurs suivant les pages. Les articles du Monde et du Figaro qui les portent n'ont pas pu être ouverts ; ces chiffres ne sont donc pas retenus.
- Les chiffres des rassemblements régionaux (Bordeaux, Lyon, Rennes, Lille) et de Versailles, tirés par Wikipédia d'un ouvrage de Jean-Paul Visse, n'ont pas pu être vérifiés ; seules les dates sont reprises.
- Les chiffres d'Antenne 2 et de Jean-Marie Mayeur ne précisent pas qui a compté. L'article de Mayeur n'a pu être lu que sur sa première page.
- Les synthèses datent l'annonce du retrait tantôt du 12 juillet (allocution), tantôt du 14 juillet (entretien télévisé). Le texte de l'allocution du 12 juillet annonce un nouveau projet sans employer le mot « retrait » ; le 14 juillet, Pierre Mauroy conditionnait encore sa démission au retrait effectif du texte, selon Wikipédia.
- Le contenu détaillé des Laignel et de la loi du 25 janvier 1985 n'a été consulté que partiellement.
- Aucun document d'époque sous licence libre n'a été trouvé sur Wikimedia Commons.
- Les dates des rassemblements de Bordeaux, Lyon, Rennes et Lille ne reposent que sur Wikipédia ; celles de Versailles (4 mars) et de Paris (24 juin) sont confirmées par les notices INA.
Sources26 références · 9 mai 1982 – 25 janvier 1985
Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.
- Texte officiel ou archive 5
- Institution publique ou patrimoniale 13
- Travaux de recherche 2
- Presse 1
- Synthèse encyclopédique 5
- 1Texte officiel ou archive
Allocution radiodiffusée et télévisée de M. François Mitterrand, le 12 juillet 1984 (site extérieur)
François Mitterrand · Sénat · publié le 12 juillet 1984
Le président annonce une révision de l'article 11, un nouveau projet de loi sur les rapports entre l'État, les collectivités et l'enseignement privé et la modification de l'ordre du jour ; il approuve le rejet par l'Assemblée de la proposition de référendum du Sénat.
- 2Institution publique ou patrimoniale
Les révisions de la Constitution du 4 octobre 1958 : les révisions inabouties (site extérieur)
Sénat
Annonce le 12 juillet 1984, adoption en Conseil des ministres le 19 juillet, question préalable au Sénat le 8 août, adoption par l'Assemblée le 23 août, rejet par le Sénat le 5 septembre 1984.
- 3Institution publique ou patrimoniale
Engagements de responsabilité du Gouvernement et motions de censure depuis 1958 (site extérieur)
Assemblée nationale
Engagement de responsabilité sur le texte « Enseignement privé » le 23 mai 1984 (séance du 22) ; motion de censure votée le 24 mai, 159 voix pour 246 requises.
- 4Texte officiel ou archive
Légifrance (JORF) · publié le 17 juillet 1984
Le gouvernement Mauroy démissionne et ses fonctions prennent fin le 17 juillet 1984.
- 5Texte officiel ou archive
Légifrance (JORF) · publié le 17 juillet 1984
Laurent Fabius est nommé Premier ministre le 17 juillet 1984.
- 6Texte officiel ou archive
Légifrance · publié le 25 janvier 1985
La loi du 25 janvier 1985 modifie l'article 8 de la loi n° 59-1557 du 31 décembre 1959 et crée les articles 27-1 à 27-9 de la loi du 22 juillet 1983 ; adoptée définitivement par l'Assemblée le 19 décembre 1984.
- 7Texte officiel ou archive
Légifrance · publié le 26 janvier 1985
La loi de 1985 insère dans la loi de 1983 un chapitre sur les établissements d'enseignement privés, qui abroge les articles 1er et 4 de la loi du 25 novembre 1977 et rétablit des alinéas de la loi Debré dans leur rédaction antérieure à 1971.
- 8Travaux de recherche
La guerre scolaire, ancienne ou nouvelle histoire ? (site extérieur)
Jean-Marie Mayeur · Vingtième Siècle. Revue d'histoire, n° 5 (Persée) · publié le 1985
Environ un million de manifestants laïques en avril « dans l'ensemble des départements », un million et demi à Paris le 24 juin ; retrait du projet présenté comme « conséquence de la manifestation du 24 juin », suivi des démissions du ministre puis du Premier ministre ; mesures « simples et pratiques » du nouveau ministre, dont Michel Debré approuve les intentions ; apaisement indiqué par les sondages ; lecture de la crise comme révélatrice de changements de l'opinion.
- 9Travaux de recherche
La naissance de « l' » enseignement privé (site extérieur)
Bernard Toulemonde · Revue française d'administration publique, n° 79 (Persée) · publié le 1996
La loi Debré du 31 décembre 1959 organise la participation des établissements privés par contrat, avec financement public de tout ou partie de leur fonctionnement en échange d'obligations.
- 10Institution publique ou patrimoniale
Manifestation école laïque (Antenne 2, Le Journal de 20H, 9 mai 1982) (site extérieur)
INA · publié le 9 mai 1982
Rassemblement pour l'école laïque au Bourget le 9 mai 1982, en réponse à une fête de l'enseignement catholique ; discours de Pierre Mauroy.
- 11Institution publique ou patrimoniale
INA · publié le 2 mars 1984
Avant le rassemblement de Versailles, Michel Bouchareissas (CNAL) appelle Mgr Lustiger à dépolitiser le débat ; Jacques Pommatau (FEN) qualifie les dernières décisions de Savary de « reculades ».
- 12Institution publique ou patrimoniale
Versailles : manifestation école privée (Antenne 2 Midi, 4 mars 1984) (site extérieur)
INA · publié le 4 mars 1984
Manifestation à Versailles des partisans de l'école privée contre le projet de loi d'Alain Savary, avec Paul Guiberteau et Pierre Daniel (Unapel).
- 13Institution publique ou patrimoniale
Manifestation Cnal à Paris (Antenne 2, Le Journal de 20H, 25 avril 1984) (site extérieur)
INA · publié le 25 avril 1984
Manifestation pour l'école laïque à l'initiative du CNAL à Paris, contre le projet Savary jugé trop conciliant envers l'enseignement privé ; présence de Lionel Jospin et Georges Marchais.
- 14Institution publique ou patrimoniale
Le Cnal (Antenne 2 Midi, 25 avril 1984) (site extérieur)
INA · publié le 25 avril 1984
À la veille des manifestations contre le projet de réforme de l'enseignement privé, le CNAL coordonne la mobilisation dans toute la France ; interviews de responsables de la FEN, du SNI-PEGC et du CNAL. Aucun chiffre.
- 15Institution publique ou patrimoniale
Mitterrand et le CNAL (Antenne 2, Le Journal de 20H, 4 mai 1984) (site extérieur)
INA · publié le 4 mai 1984
J. Andrieu, président du CNAL, sort de l'Élysée après un entretien avec le président de la République sur les amendements au projet Savary.
- 16Institution publique ou patrimoniale
Manifestation école privée (Antenne 2, Le Journal de 20H, 24 juin 1984) (site extérieur)
INA · publié le 24 juin 1984
Manifestation à Paris pour l'enseignement privé : Mgr Lustiger défile, Mgr Vilnet prend la parole ; Jacques Chirac parmi les élus ; interviews de Pierre Daniel (Unapel), Simone Veil et Jacques Chaban-Delmas ; Michel Debré applaudi par la foule. Aucun chiffre.
- 17Institution publique ou patrimoniale
Manifestation école privée (Antenne 2 Midi, 25 juin 1984) (site extérieur)
INA · publié le 25 juin 1984
Plus d'un million de personnes ont manifesté à Paris en faveur de l'enseignement privé et contre la loi Savary (chiffre sans estimateur précisé).
- 18Institution publique ou patrimoniale
Rétro Savary (Antenne 2, Le Journal de 20H, 17 juillet 1984) (site extérieur)
INA · publié le 17 juillet 1984
Rétrospective sur la démission annoncée du ministre, avec un extrait de la déclaration de François Mitterrand du 14 juillet 1984 sur la loi Savary et des images des manifestations de Versailles (4 mars) et de Paris (24 juin).
- 19Institution publique ou patrimoniale
Problème école (Antenne 2, Le Journal de 20H, 28 août 1984) (site extérieur)
INA · publié le 28 août 1984
Point sur les positions après le changement de gouvernement et de ministre, « suite au retrait du projet Savary ».
- 20Institution publique ou patrimoniale
Les réactions (Antenne 2, Le Journal de 20H, 30 août 1984) (site extérieur)
INA · publié le 30 août 1984
Réactions aux propositions de Jean-Pierre Chevènement : Lionel Jospin juge la démarche « moins ambitieuse », Pierre Daniel (Unapel) estime que les familles ont fait valoir le pluralisme.
- 21Presse
Public Sénat · publié le 3 juin 2022
Promesse de 1981 d'un service public unifié et laïque ; près de trois ans de négociations menées par Savary ; durcissement du texte par André Laignel à l'Assemblée ; plus d'un million de manifestants le 24 juin ; retrait décidé par Mitterrand en juillet, démissions de Savary et Mauroy.
- 22Synthèse encyclopédique
Mouvement de l'École libre de 1984 (site extérieur)
Wikipédia
Rôle de Pierre Daniel (Unapel) et du chanoine Guiberteau ; dates des rassemblements de Bordeaux (22 janvier), Lyon (29 janvier), Rennes (18 février), Lille (25 février) et Versailles (4 mars 1984).
- 23Synthèse encyclopédique
Projet de loi Savary (site extérieur)
Wikipédia
Amendements du député André Laignel en mai 1984 sur les écoles maternelles privées et la titularisation des maîtres.
- 24Synthèse encyclopédique
Wikipédia
Jean Vilnet préside la Conférence épiscopale de France de 1981 à 1987.
- 25Synthèse encyclopédique
Gouvernement Laurent Fabius (site extérieur)
Wikipédia
Laurent Fabius est nommé le 17 juillet 1984 ; les ministres, dont Jean-Pierre Chevènement à l'Éducation nationale, sont nommés par décret du 19 juillet 1984.
- 26Synthèse encyclopédique
Gouvernement Pierre Mauroy (3) (site extérieur)
Wikipédia
Le 14 juillet 1984, Pierre Mauroy dit au président qu'il partira si le projet Savary est retiré ; il remet sa démission le 17 juillet ; la « guerre scolaire » est présentée comme cause de la chute du gouvernement.






































