
Ve République, jusqu’en 1980 · 26 février 1971 – 3 juin 1981 · Causse du Larzac (Aveyron), Millau, Rodez
Lutte du Larzac contre l'extension du camp militaire
Pendant dix ans, des paysans de l'Aveyron et leurs soutiens s'opposent à l'agrandissement d'un camp militaire sur le du Larzac, jusqu'à l'abandon du projet en 1981.
Le pouvoir change
Présidents de la République : , puis le 27 mai 1974, puis le 21 mai 1981
Cinq Premiers ministres, de à
L’essentiel
- Ce qu’ils demandaient
Empêcher l'extension du camp militaire du Larzac, qui menaçait d' une centaine d'exploitations agricoles.
- Combien ils étaient
plus de 60 000 participants
Estimations Deux sources, deux chiffres : aucun n’est retenu comme le bon.
11 chiffres à comparer- Ce qu’ils ont obtenu
Obtenue
1 demande obtenue, 1 en partie, sur 2
François Mitterrand, qui l'avait promis, abandonne le projet en 1981 (le 3 juin en , selon l'historien Pierre-Marie Terral). L'État garde environ 6 300 hectares achetés pour le projet et les confie en 1985 à une société de paysans. Le camp couvre encore 3 000 hectares en 2013.
Changement : retrait annoncé 9,6 ans après la demande du 6 novembre 1971
Ce qui était en jeu
2 demandes, et ce qu’il en est advenu.
Abandon de l'extension du camp militaire
Refus du projet porté par le ministère de la Défense, qui devait faire passer le camp de 3 000 à 17 000 hectares en des exploitations agricoles.
ObtenueLe projet est abandonné en 1981, peu après l'élection de François Mitterrand (le 3 juin selon Terral). En 2013, le camp couvre toujours 3 000 hectares, selon une réponse ministérielle à l'Assemblée nationale.
Garder les terres à ceux qui les travaillent
Le serment de 1972 engage 103 exploitants à ne pas céder leurs terres ; les achètent des parcelles pour gêner l'.
Partiellement obtenueLes paysans restent sur le plateau et gèrent eux-mêmes les terres achetées par l'État, mais celui-ci en reste propriétaire : environ 6 300 hectares sont confiés en 1985 à la (SCTL) par .
Comment c’est arrivé
12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.
Michel Debré annonce l'extension du camp à 17 000 hectares
Annonce télévisée du ministre de la Défense nationale. La date du 28 octobre est donnée par deux sources ; une autre parle de novembre 1971.
Rassemblement d'environ 6 000 personnes à Millau
Première grande manifestation après l'annonce, sur la place du Mandarous.
Serment des 103
À la fin du jeûne de Lanza del Vasto, 103 exploitants s'engagent à ne pas céder leurs terres.
Déclaration d'utilité publique signée par le préfet
L'État engage la procédure d'acquisition des terres de la zone d'extension.
Départ des tracteurs du Larzac vers Paris
Vingt-cinq tracteurs partent du plateau pour monter vers Paris en six étapes. Le journal télévisé du 12 janvier 1973 montre leur arrivée de nuit à Orléans ; la marche est interdite au-delà par , puis poursuivie avec d'autres tracteurs.
Premier grand rassemblement au Rajal del Gorp (25-26 août)
Un rassemblement d'été réunit plus de 60 000 personnes selon l'historien Pierre-Marie Terral, 100 000 selon les acteurs ; l'INA parle de 60 000 à 100 000 personnes.
Vingt-deux personnes pénètrent dans des locaux du camp
Elles cherchent des preuves d'achats de terres par l'armée. Condamnées en à de courtes peines de , elles n'ont plus que du en appel, selon les acteurs. Wikipédia date l'action du 22 juin.
Arrivée à Paris de la marche à pied du Larzac
Partie le 8 novembre, la marche parcourt 710 km en 25 étapes ; une manifestation de plus de 50 000 personnes la conclut.
Consultation à Millau : plus de 88 % contre l'extension
Vote non officiel organisé localement ; 10 613 votants.
La Cour de cassation annule 66 ordonnances d'expropriation
Annulation pour ; 3 280 hectares reviennent à leurs propriétaires.
François Mitterrand abandonne le projet en Conseil des ministres (date selon Terral)
Le nouveau président déclare que sa promesse sera tenue : l'extension ne sera pas poursuivie et les procédures en cours sont abandonnées. Le jour précis n'est donné que par Pierre-Marie Terral.
Bail emphytéotique entre l'État et la Société civile des terres du Larzac
Les terres achetées par l'État pour l'extension, environ 6 300 hectares, sont confiées à une société gérée par les paysans.
Ce qu’on peut en dire
Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.
InterprétationLa mobilisation obtient ce qu'elle demandait, mais par une décision prise après l' de 1981. Pierre-Marie Terral rapporte qu'en février 1981 les élus de l'Aveyron et une majorité d'agriculteurs avaient approuvé une « mini-extension » négociée avec le gouvernement. Dans son récit, dix ans de résistance et l'annulation de 66 en 1980 ont surtout empêché l'État d'achever la procédure avant l'élection, et la promesse du candidat Mitterrand a fait le reste.
Un résultat durable est foncier : l'État reste propriétaire des terres achetées pour l'extension, mais leur gestion est confiée depuis 1985 à une société de paysans, avec un bail prolongé jusqu'en 2083. Les acteurs présentent ce dispositif comme un « laboratoire foncier » qui a permis l'installation d'une vingtaine de nouveaux paysans.
InterprétationPour Pierre-Marie Terral, la lutte fait du Larzac un symbole de résistance locale et une référence mémorielle, en partie mythifiée, notamment autour des « 103 ». Il juge que, pour le , la victoire est « avant tout culturelle ».
Pour aller plus loin
Le récit complet8 paragraphes, 2 images
Le camp militaire du Larzac existe depuis 1902 sur environ 3 000 hectares, près de La Cavalerie, dans le sud de l'Aveyron. À l'automne 1970, le secrétaire d'État à la Défense André Fanton évoque son agrandissement lors d'un congrès de l' (Union des démocrates pour la République, le parti au pouvoir). Les premières protestations locales ont lieu dès le début de 1971, à Millau.
Le ministre de la Défense nationale Michel Debré annonce à la télévision l'extension du camp de 3 000 à 17 000 hectares. Deux sources datent cette annonce du 28 octobre 1971 ; l'historien Pierre-Marie Terral la place en novembre 1971 dans un autre texte. Le nombre d'exploitants concernés varie selon les sources, d'une centaine à 127.
Les éleveurs de brebis du plateau, dont le lait sert à fabriquer le roquefort, refusent d'être . Une notice de l'INA sur un journal télévisé de février 1972 indique que le projet a été décidé sans concertation et que Michel Debré « affecte de croire » que les opposants sont des gauchistes ou des antimilitaristes.
Le 19 mars 1972, Lanza del Vasto, fondateur de la , commence à La Cavalerie un jeûne de quinze jours. Pendant ce jeûne, le 28 mars, 103 exploitants s'engagent à ne pas céder leurs terres : c'est le « serment des 103 ». Le total des exploitants concernés diffère selon les sources (107 ou 109).
La lutte dépasse vite le plateau. Des tracteurs partent pour Paris en janvier 1973 ; de grands rassemblements d'été réunissent des dizaines de milliers de personnes en août 1973, 1974 et 1977. Selon le site des associations du plateau, environ 150 comités Larzac se forment en France ; des militants , paysans, syndicalistes et non violents rejoignent le mouvement.
Les opposants pratiquent la non violente : renvoi de , refus de payer 3 % de l'impôt, reversés au développement agricole du plateau, construction d'une bergerie sans permis à La Blaquière. À partir de 1973, des (GFA) achètent des terres dans la zone visée : selon les acteurs, plus de 3 500 personnes y souscrivent 6 180 parts jusqu'en 1981. Selon Pierre-Marie Terral, plusieurs fermes sont occupées ; à Cavaliès, ferme vendue à l'armée, deux bergers s'installent le 2 octobre 1976, avant d'être expulsés.
L'État poursuit la procédure. Le de l'Aveyron signe l'acte le 26 décembre 1972. Le 2 avril 1979, les propriétaires dont les terres sont situées sur la commune de Millau reçoivent des . Selon Pierre-Marie Terral, la en annule 66 pour le 7 mai 1980, ce qui rend 3 280 hectares à leurs propriétaires.
En février 1981, un compromis de « mini-extension » négocié avec le ministre de la Défense Robert Galley est approuvé par une majorité d'agriculteurs à bulletin secret, puis par le , mais il est dénoncé par une partie du mouvement. François Mitterrand, élu président le 10 mai 1981, avait promis d'annuler le projet ; selon Pierre-Marie Terral, il déclare le 3 juin en que cette promesse sera tenue et que les procédures en cours sont abandonnées.


Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application
Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.
- Demande
- Étape qui réalise la demande
- Autre décision d’une autorité
- Réponse (annonce, réunion, refus)
- Lien direct
- probable
- discuté ou indéterminé
Revendication 1/2
Abandon de l'extension du camp militaire
Refus du projet porté par le ministère de la Défense, qui devait faire passer le camp de 3 000 à 17 000 hectares en expropriant des exploitations agricoles.
ObtenueObtenue
Le projet est abandonné en 1981, peu après l'élection de François Mitterrand (le 3 juin selon Terral). En 2013, le camp couvre toujours 3 000 hectares, selon une réponse ministérielle à l'Assemblée nationale.
- Demande6 nov. 1971
- Réponse26 déc. 1972
- Réponse2 avr. 1979
- Réponse7 mai 1980
- Accord24 févr. 1981
- Retrait (réalise la demande)3 juin 1981
- Bilanfévr. 2013
Voir les 7 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
Environ 6 000 personnes se rassemblent à Millau contre l'extension annoncée par Michel Debré.
- Délai depuis l’étape précédente : + 14 mois
Le préfet de l'Aveyron signe l'acte déclarant l'utilité publique de l'extension.
- Délai depuis l’étape précédente : + 6,3 ans
Les propriétaires dont les terres sont situées sur la commune de Millau reçoivent des ordonnances d'expropriation.
- Délai depuis l’étape précédente : + 13 mois
Selon Pierre-Marie Terral, la Cour de cassation annule 66 ordonnances d'expropriation pour vice de forme ; 3 280 hectares reviennent à leurs propriétaires.
- Délai depuis l’étape précédente : + 10 mois
Un compromis de « mini-extension », approuvé le 19 février par une majorité d'agriculteurs à bulletin secret, est voté par le conseil général de l'Aveyron. Il n'est pas appliqué.
- Délai depuis l’étape précédente : + 3 mois
Selon Pierre-Marie Terral, François Mitterrand déclare en Conseil des ministres que sa promesse d'abandonner l'extension sera tenue et que les procédures en cours sont abandonnées. D'autres sources confirment l'abandon en 1981, sans donner le jour.
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 31,7 ans
En février 2013, le gouvernement indique, en réponse à une question orale d'un député de l'Aveyron, que le camp du Larzac couvre 3 000 hectares.
Lien probable
La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.
L'abandon répond exactement à la revendication. François Mitterrand avait promis aux paysans d'annuler le projet s'il était élu, et il présente sa décision comme une promesse tenue. Mais elle suit une alternance électorale, et les élus locaux comme une majorité d'agriculteurs venaient d'accepter un compromis. Pierre-Marie Terral reprend la formule de Jean Chesneaux : les paysans ont été « sauvés par le gong », mais il fallait tenir jusque-là.
Revendication 2/2
Garder les terres à ceux qui les travaillent
Le serment de 1972 engage 103 exploitants à ne pas céder leurs terres ; les groupements fonciers agricoles achètent des parcelles pour gêner l'expropriation.
Partiellement obtenuePartiellement obtenue
Les paysans restent sur le plateau et gèrent eux-mêmes les terres achetées par l'État, mais celui-ci en reste propriétaire : environ 6 300 hectares sont confiés en 1985 à la Société civile des terres du Larzac (SCTL) par bail emphytéotique.
- Demande28 mars 1972
- Demande1973
- Accord29 nov. 1984
- Accord (réalise la demande)29 avr. 1985
- Accordjuil. 2013
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
103 exploitants s'engagent à ne pas quitter leurs terres (« serment des 103 »).
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 9 mois
Création du premier groupement foncier agricole du Larzac, qui achète des terrains dans la zone d'extension avec l'argent de sympathisants.
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 11,9 ans
Assemblée générale constitutive de la Société civile des terres du Larzac.
- Délai depuis l’étape précédente : + 5 mois
Signature du bail emphytéotique (bail de très longue durée) par lequel l'État confie à la SCTL les terres achetées pour l'extension.
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 28,2 ans
Un avenant prolonge le bail de 38 ans, jusqu'au 30 avril 2083.
Lien probable
La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.
La SCTL est créée par des paysans issus de la lutte pour gérer les terres que l'État avait achetées en vue de l'extension ; l'historien Pierre-Marie Terral et les acteurs eux-mêmes lient ce dispositif à l'issue du conflit. Mais il découle de l'abandon de 1981, lui-même lié à l'alternance, et le bail est consenti par l'État en 1985 : l'attribution ne peut pas être plus forte que celle de l'abandon.
Tous les chiffres11 estimations, jamais moyennées
Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : manifestants, participants, souscripteurs, votants. Elles ne se comparent pas entre elles.
Millaumanifestants
environ 6 000
Estimation auteur du comptage non préciséAuteur du comptage non précisé (chiffre repris par Pierre-Marie Terral et le blog AIMOS)
Rassemblement de Millau
Rodezmanifestants
10 000 à 20 000
Estimation auteur du comptage non précisé
Accueil des tracteurs du Larzac à Rodez — Pierre-Marie Terral donne 10 000 personnes dans sa conférence de 2011 et 20 000 dans son article de Lengas ; le blog AIMOS donne 20 000.
Causse du Larzac (Rajal del Gorp)participants
plus de 60 000
Estimation selon l'historien Pierre-Marie TerralPierre-Marie Terral, historien (revue Lengas) ; même chiffre sur le blog AIMOS
Premier grand rassemblement d'été sur le plateau — Ordre de grandeur rapporté par l'historien, sans indication de la méthode de comptage.
Causse du Larzacparticipants
80 000 à 100 000
Estimation selon des chercheurs · Pierre-Marie Terral, conférence de 2011
Premier grand rassemblement d'été (autre estimation)
100 000
Estimation selon le site Larzac.org des associations du plateauSite Larzac.org (associations du plateau)
Premier grand rassemblement d'été (chiffre des acteurs) — Dans un reportage télévisé d'août 1973 cité par l'INA, « les organisations » annoncent 50 000 personnes déjà présentes la veille au soir : chiffre partiel, pas un total.
Écart entre ces chiffres : du simple au 1,3. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
Causse du Larzacparticipants
100 000
Estimation selon les organisateursSite Larzac.org (associations du plateau)
Rassemblement « Moisson pour le tiers-monde »
Camp militaire du Larzacparticipants
50 000
Estimation selon les organisateursSite Larzac.org (associations du plateau)
Rassemblement d'août 1977 dans le camp
60 000
Estimation selon des chercheursPierre-Marie Terral, historien (revue Lengas)
Rassemblement d'août 1977 dans le camp (historien)
Écart entre ces chiffres : du simple au 1,2. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
Parismanifestants
plus de 50 000
Estimation selon des chercheurs · Pierre-Marie Terral, conférence de 2011
Manifestation d'arrivée de la marche à Paris — Wikipédia donne 40 000 personnes sans source ; ce chiffre n'est pas retenu.
Millauvotants
10 613 votants, plus de 88 % contre
Estimation résultats de la consultation rapportés par Pierre-Marie Terral
Consultation non officielle à Millau sur l'extension — Participation de 71 % selon la même source.
France entièresouscripteurs
plus de 3 500 personnes, 6 180 parts
Estimation selon les organisateursSite Larzac.org (SC GFA) ; même chiffre sur le blog AIMOS
Souscripteurs de parts des groupements fonciers agricoles — Cumul de 1973 à 1981.
Ce qu’on ne sait pas, ou mal9 limites
- Aucun comptage policier n'a été trouvé pour les grands rassemblements : les chiffres disponibles viennent des acteurs ou d'historiens qui ne précisent pas leur méthode, et ils varient (60 000 à 100 000 personnes en 1973).
- Les sources divergent sur des détails : date de l'annonce de Michel Debré (28 octobre ou novembre 1971), nombre d'exploitants concernés (une centaine, 107, 108, 109 ou 127), affluence à Rodez en juillet 1972 (10 000 ou 20 000), date de l'intrusion dans le camp en juin 1976 (22 ou 28 juin).
- Le jour de la décision (3 juin 1981, en ) n'a pu être vérifié que dans le texte d'une conférence de l'historien Pierre-Marie Terral ; l'abandon en 1981, peu après l'élection de François Mitterrand, est en revanche confirmé par plusieurs sources (INA, Lengas, carnet AIMOS). Le compte rendu officiel du Conseil des ministres n'a pas été consulté.
- La durée initiale du de 1985 n'est pas établie par une source solide : Wikipédia indique 60 ans, ce qui concorde avec un avenant de 38 ans menant à 2083, tandis que le site des acteurs évoque une sécurité d'usage « pour une durée de 99 ans ».
- Le contenu exact du compromis de février 1981 (surface de la « mini-extension », résultat chiffré du vote des agriculteurs) n'a pas été trouvé.
- Les archives départementales de l'Aveyron, la presse de l'époque (Le Monde, La du Midi) et les ouvrages de référence (Alland, Martin, Terral 2011) n'ont pas pu être consultés en ligne pour ce dossier.
- L'arrêt de la du 7 mai 1980 (66 ordonnances annulées, 3 280 hectares) n'est rapporté que par Pierre-Marie Terral ; Wikipédia confirme seulement l'annulation de 66 procédures en mai 1980. Le texte de l'arrêt n'a pas été trouvé.
- Pierre-Marie Terral place le serment des 103 « à l'issue du jeûne », alors qu'il fait commencer ce jeûne de quinze jours le 19 mars : le 28 mars tombe pendant le jeûne. Le dossier retient la date du 28 mars, donnée aussi par le carnet AIMOS.
- Les chiffres des (3 500 souscripteurs, 6 180 parts), les 150 comités Larzac et la surface gérée par la viennent du site des acteurs eux-mêmes, sans source indépendante trouvée.
Sources16 références · 28 octobre 1971 – 29 avril 1985
Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.
- Texte officiel ou archive 7
- Institution publique ou patrimoniale 4
- Travaux de recherche 4
- Synthèse encyclopédique 1
- 1Travaux de recherche
Pierre-Marie Terral · Lengas, revue de sociolinguistique, n° 69 (OpenEdition Journals) · publié le 15 mai 2014
Article d'historien (texte de 2011 mis en ligne en 2014) retraçant la chronologie de la lutte, ses chiffres d'affluence, l'issue de 1981, le devenir des terres et la mémoire du mouvement.
- 2Travaux de recherche
Pierre-Marie Terral · Université populaire de Toulouse · publié le 4 mars 2012
Chronologie détaillée par un historien : premier acte le 26 février 1971, annonce du 28 octobre 1971, Millau le 6 novembre 1971, jeûne commencé le 19 mars 1972 et serment des 103 le 28 mars, déclaration d'utilité publique du 26 décembre 1972, marches, consultation de 1979, ordonnances du 2 avril 1979 (commune de Millau), arrêt de cassation du 7 mai 1980, compromis de février 1981 et décision du 3 juin 1981 ; occupations de fermes, dont Cavaliès par deux bergers le 2 octobre 1976, suivie d'une expulsion.
- 3Travaux de recherche
Le Larzac s'affiche ! (site extérieur)
Emeric Tellier · AIMOS (Arts, Images et Mouvement Ouvrier et Social), carnet Hypothèses · publié le 10 juin 2011
Rappelle l'annonce télévisée de Michel Debré du 28 octobre 1971, le serment de 103 paysans sur 107, les 6 000 manifestants de Millau, les 20 000 de Rodez, les 60 000 personnes de 1973, les 6 180 parts souscrites par 3 500 militants et l'abandon décidé par François Mitterrand.
- 4Institution publique ou patrimoniale
Conséquences du projet d'extension du camp du Larzac (site extérieur)
Institut national de l'audiovisuel (INA), JT 20 h, ORTF · publié le 28 novembre 1971
Reportage télévisé de novembre 1971 sur les conséquences du projet pour les éleveurs du plateau, avec des agriculteurs menacés d'expropriation.
- 5Institution publique ou patrimoniale
Affaire camp du Larzac (site extérieur)
Institut national de l'audiovisuel (INA), JT nuit, ORTF · publié le 9 février 1972
La notice indique que le projet a été décidé sans concertation et que Michel Debré présente les opposants comme des gauchistes ou des antimilitaristes.
- 6Institution publique ou patrimoniale
Manifestation Larzac (site extérieur)
Institut national de l'audiovisuel (INA), JT 20 h, ORTF · publié le 12 janvier 1973
Images de la colonne de tracteurs des paysans du Larzac en route vers Paris, avec étape et arrivée de nuit à Orléans.
- 7Texte officiel ou archive
Question orale n° 147 : avenir du camp militaire du Larzac (site extérieur)
Alain Marc (question) ; Kader Arif (réponse) · Assemblée nationale, XIVe législature · publié le 27 février 2013
Indique qu'en 2013 le camp du Larzac couvre 3 000 hectares et accueille un centre d'entraînement de l'infanterie.
- 8Texte officiel ou archive
Larzac.org (site des associations du plateau) · publié le 15 novembre 2018
Récit des acteurs : camp créé en 1902 sur 3 000 hectares, serment des 103, environ 150 comités Larzac, groupements fonciers agricoles, fin du projet avec l'élection de François Mitterrand en 1981.
- 9Texte officiel ou archive
Une lutte non-violente (site extérieur)
Larzac.org (site des associations du plateau) · publié le 30 janvier 2018
Chiffres d'affluence avancés par les acteurs (100 000 en août 1973 et en août 1974, 50 000 en août 1977), renvoi des livrets militaires, refus de 3 % de l'impôt, intrusion de 22 personnes le 28 juin 1976, marches de 1972, 1973 et 1978.
- 10Texte officiel ou archive
SC GFA, un territoire agricole géré ensemble (site extérieur)
Larzac.org (site des associations du plateau) · publié le 29 mai 2024
Création du premier groupement foncier agricole en 1973, plus de 3 500 souscripteurs et 6 180 parts non rémunérées jusqu'en 1981, plus de 1 200 hectares acquis par les trois premiers GFA.
- 11Texte officiel ou archive
Un laboratoire foncier (site extérieur)
Larzac.org (site des associations du plateau) · publié le 11 mai 2017
127 agriculteurs concernés en 1971 ; 6 300 hectares achetés par l'armée confiés en 1985 à la SCTL par bail emphytéotique ; une vingtaine de nouveaux paysans installés.
- 12Texte officiel ou archive
SCTL, des terres gérées par les fermiers (site extérieur)
Larzac.org (site des associations du plateau) · publié le 2 novembre 2022
Assemblée constitutive de la SCTL le 29 novembre 1984, signature du bail emphytéotique le 29 avril 1985, avenant de 38 ans jusqu'au 30 avril 2083, 6 357 hectares gérés.
- 13Texte officiel ou archive
Engagement (biographie de Lanza del Vasto) (site extérieur)
Association des Amis de Lanza del Vasto
Jeûne de quinze jours pour le Larzac en mars 1972, jeûne de quatre jours à Paris en octobre 1978, marche des paysans sur Paris en novembre 1978.
- 14Synthèse encyclopédique
Lutte du Larzac (site extérieur)
Wikipédia
Mentionne la signature, le 17 juillet 2013, de la prolongation du bail emphytéotique jusqu'en 2083 (détail peu sensible, confirmé pour le mois et l'échéance par Larzac.org).
- 15Institution publique ou patrimoniale
Il y a 50 ans, mobilisation sur le plateau du Larzac (site extérieur)
Géraldine Cornet Lavau · Institut national de l'audiovisuel (INA), INA éclaire l'actu · publié le 25 août 2023
Date le rassemblement des 25 et 26 août 1973, donne une fourchette de 60 000 à 100 000 personnes, cite un reportage où « les organisations » annoncent 50 000 personnes la veille au soir, et indique qu'en 1981 François Mitterrand annule le projet d'extension.
- 16Travaux de recherche
Les chanteurs de la revendication occitane (site extérieur)
Joan-Danièl Esteve · Lengas, revue de sociolinguistique, n° 67 (OpenEdition Journals) · publié le 5 mai 2015
Indique que le président élu en 1981 tient son engagement sur la non-extension du camp militaire du Larzac (sans date précise).






































