from1789
Une colonne de jeunes marcheurs en blousons et sacs à dos, vus de dos, longe une route bordée de platanes jaunis ; une voiture et un camion passent.
Illustration IA Illustration générée par intelligence artificielle, faute de photographie libre de droits : elle ne représente pas une scène réelle. Elle évoque les marcheurs partis de Marseille le 15 octobre 1983, sur les routes de la vallée du Rhône.Image générée par IA (ChatGPT, OpenAI), 2026-10-25 · Illustration IA, pas une archive

Ve République, 1981-1999 · 15 octobre – 3 décembre 1983 · Marseille, Vénissieux, Valence

Marche pour l'égalité et contre le racisme

Partis de Marseille à une poignée, des jeunes des Minguettes et des militants de la traversent la France à pied et arrivent à Paris le 3 décembre 1983.

Au pouvoir

, président de la République depuis 1981

, Premier ministre depuis 1981

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

L'égalité des droits et la fin des crimes racistes ; sur le parcours est réclamée une de dix ans pour les étrangers.

Combien ils étaient

environ 100 000 manifestants

Estimation selon L'Humanité du 5 décembre 1983

4 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Partiellement obtenue

0 demande obtenue, 1 en partie, sur 2

La loi du 17 juillet 1984 crée une de dix ans, renouvelable . Elle n'est pas accordée à tous : certaines catégories l'obtiennent de plein droit, les autres peuvent la demander après trois ans de résidence régulière. Ses conditions sont resserrées dès 1986.

Changement : texte promulgué 9 mois après la demande du 25 octobre 1983

Ce qui était en jeu

2 demandes, et ce qu’il en est advenu.

  1. Une valable dix ans

    Sur le parcours est réclamé un titre unique, valable dix ans, qui remplace la superposition des et de travail. À Valence, une banderole déployée derrière eux dit « pour tous les immigrés ».

    Partiellement obtenue

    La loi du 17 juillet 1984 crée une valable dix ans et renouvelée . Elle est délivrée de plein droit à neuf catégories (conjoints de Français, par exemple) ; les autres étrangers peuvent l'obtenir après trois ans de résidence régulière ininterrompue, sur décision de l'administration, qui peut la refuser pour menace à l'. Elle n'est donc pas accordée à tous, et ses conditions sont resserrées par des lois ultérieures, à partir de 1986.

  2. Justice face aux crimes racistes et aux violences policières

    La Marche dénonce les crimes racistes, souvent impunis selon les marcheurs, les violences policières contre les jeunes des quartiers et les expulsions.

    Indéterminée

    Des mesures de principe sont annoncées en décembre 1983, mais leur traduction juridique n'a pas été vérifiée pour ce dossier. Les acteurs de la Marche eux-mêmes jugent le bilan contrasté.

Comment c’est arrivé

11 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Affrontement aux Minguettes

    Une dans une tour de Monmousseau tourne à l'affrontement ; douze membres des forces de l'ordre sont blessés. Christian Delorme arrive le même jour à Vénissieux.

  2. Création de SOS Avenir Minguettes

    Après une grève de la faim du 28 mars au 7 avril, des jeunes du quartier fondent l'association SOS Avenir Minguettes.

  3. Toumi Djaïdja blessé par un policier

    Le président de SOS Avenir Minguettes est grièvement blessé au ventre par le tir d'un policier (le 20 juin selon Mogniss H. Abdallah).

  4. Départ de MarseilleMobilisation · Justice face aux crimes racistes et aux violences policières

    La Marche part de Marseille dans une indifférence presque générale.

  5. Banderole de ValenceMobilisation · Une carte unique de séjour et de travail valable dix ans

    Une banderole signée «  », déployée derrière les marcheurs, réclame une « carte unique de dix ans pour tous les immigrés ».

  6. Mort d'Habib Grimzi

    Un jeune Algérien est jeté d'un train Bordeaux-Vintimille. Sa mort renforce l'écho de la Marche dans les médias.

  7. Arrivée à ParisRéponse du pouvoir · Une carte unique de séjour et de travail valable dix ans

    Environ 100 000 personnes défilent de la Bastille à Montparnasse, selon le titre de L'Humanité du 5 décembre, repris par le musée et l'INA.

  8. Les marcheurs reçus à l'ÉlyséeRéponse du pouvoir · Une carte unique de séjour et de travail valable dix ans

    Le soir, une délégation de huit marcheurs est reçue par François Mitterrand et obtient, selon l'INA, la garantie d'une de dix ans. Mogniss H. Abdallah cite aussi des mesures de principe pour les victimes de crimes racistes.

  9. Émission spéciale sur FR3

    L'émission Mosaïque consacre une édition d'une heure et demie à la Marche, avec quatre reportages.

  10. Dernière lecture à l'Assemblée nationaleDécision : vote · Une carte unique de séjour et de travail valable dix ans

    L'Assemblée nationale adopte définitivement le sur les .

  11. Loi créant la carte de résident de dix ansDemande satisfaite · Une carte unique de séjour et de travail valable dix ans

    La loi n° 84-622 est  ; publiée au le 19 juillet, elle crée une valable dix ans et renouvelée .

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

InterprétationPour Mogniss H. Abdallah, journaliste et militant de l'époque, la Marche est considérée comme un « acte fondateur » pour la jeunesse des banlieues. Mais il souligne que la séquence se referme vite : affrontements à l'usine Talbot de Poissy trois semaines plus tard, condamnation de Toumi Djaïdja en octobre 1984 à quinze pour des faits reprochés de 1982, puis lancement de , « sponsorisé par l'État et les médias » selon lui. En 2002, il juge que sur le terrain « tout reste à faire ».

InterprétationPour le chercheur en sciences sociales Abdellali Hajjat, certains des jeunes révoltés des Minguettes de 1981 et 1983 se retrouvent à l'origine de la Marche. Il y voit un cas rare de passage de l'émeute à l'action collective non violente, rendu possible par des habitants politisés du quartier, et un événement fondateur pour une génération de militants issus de l'immigration et des quartiers populaires.

InterprétationLe bilan reste discuté par les acteurs eux-mêmes. En 2023, Christian Delorme cite la carte de dix ans, une plus grave des violences racistes et la relance de la , mais constate que le discours dominant met en avant les espoirs déçus et juge que l'histoire de la Marche « reste à écrire ». Mogniss H. Abdallah note que la presse a surtout mis en avant l'image des «  » ; le sociologue Ahmed Boubeker estime que les marcheurs ont été « dépassés par leur image publique ».

Pour aller plus loin

Le récit complet7 paragraphes

Aux Minguettes, grand quartier d' de Vénissieux, près de Lyon, des jeunes affrontent la police à l'été 1981, puis les incidents se succèdent. Le 21 mars 1983, une dans une tour du secteur Monmousseau tourne à l'affrontement ; douze membres des forces de l'ordre sont blessés. Des jeunes du quartier mènent ensuite une grève de la faim du 28 mars au 7 avril et fondent l'association SOS Avenir Minguettes le 27 avril.

En juin 1983, le président de l'association, Toumi Djaïdja, est grièvement blessé au ventre par le tir d'un policier. Mogniss H. Abdallah date ce tir du 20 juin ; le journal de 20 heures d'Antenne 2 du 20 juin évoque des affrontements la nuit précédente, où un porte-parole des jeunes du quartier a été grièvement blessé.

Ces jeunes et des militants de l'association , dont le prêtre Christian Delorme et le pasteur Jean Costil, proposent une marche non violente à travers la France. Elle doit dénoncer les crimes racistes, les expulsions et l'inégalité d'accès aux droits. Son mot d'ordre : « Égalité des droits, justice pour tous ».

La Marche part de Marseille le 15 octobre 1983, dans une indifférence presque générale. Le groupe du départ compte une quinzaine de personnes selon le musée de l'histoire de l'immigration, 32 selon l'INA ; le musée parle ensuite d'une trentaine de « marcheurs permanents ». La Marche traverse environ 45 villes, où des comités locaux organisent débats et rassemblements.

Le 25 octobre à Valence, une banderole signée «  », déployée derrière les marcheurs, réclame une « carte unique de dix ans pour tous les immigrés ». Les grands médias, d'abord réservés, suivent davantage la Marche après la mort d'Habib Grimzi, un jeune Algérien jeté d'un train Bordeaux-Vintimille le 14 novembre 1983.

Estimation Le 3 décembre 1983, la Marche arrive à Paris. Le défilé, de la Bastille à Montparnasse, est estimé à environ 100 000 personnes. Ce chiffre figure en titre de L'Humanité le 5 décembre et est repris par le musée, l'INA et les acteurs, sans que l'auteur du comptage soit connu.

Le soir du 3 décembre, une délégation de huit marcheurs est reçue à l' par le président François Mitterrand. Selon l'INA, elle obtient la garantie d'une de dix ans. Mogniss H. Abdallah ajoute des mesures de principe pour les victimes : limiter la vente d'armes et permettre aux associations de se porter . Le 5 décembre, Libération et Le Monde titrent « Les à l'Élysée ».

Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Étape qui réalise la demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/2

Une carte unique de séjour et de travail valable dix ans

Sur le parcours est réclamé un titre unique, valable dix ans, qui remplace la superposition des cartes de séjour et de travail. À Valence, une banderole déployée derrière eux dit « pour tous les immigrés ».

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

La loi du 17 juillet 1984 crée une carte de résident valable dix ans et renouvelée de plein droit. Elle est délivrée de plein droit à neuf catégories (conjoints de Français, par exemple) ; les autres étrangers peuvent l'obtenir après trois ans de résidence régulière ininterrompue, sur décision de l'administration, qui peut la refuser pour menace à l'ordre public. Elle n'est donc pas accordée à tous, et ses conditions sont resserrées par des lois ultérieures, à partir de 1986.

  1. Demande25 oct. 1983
  2. Réponse3 déc. 1983
  3. Vote25 mai 1984
  4. Vote30 juin 1984
  5. Promulgation (réalise la demande)17 juil. 1984
  6. Application19 juil. 1984
  7. Bilan9 sept. 1986
Voir les 7 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    À Valence, une banderole signée « ASTIS », déployée derrière les marcheurs, réclame une « carte unique de dix ans pour tous les immigrés ».

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 39 jours

    Réponse

    Le soir de l'arrivée à Paris, François Mitterrand reçoit une délégation de huit marcheurs ; selon l'INA, elle obtient la garantie d'une carte de séjour de dix ans. Mogniss H. Abdallah parle de l'annonce de la création prochaine d'une carte unique de dix ans.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 6 mois

    Vote

    L'Assemblée nationale discute et adopte le projet de loi n° 2075, en procédure d'urgence.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 36 jours

    Vote

    Après l'adoption par le Sénat le 28 juin, une commission mixte paritaire et de nouvelles lectures dans les deux assemblées (28 et 29 juin), l'Assemblée nationale adopte le texte en dernière lecture.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 17 jours

    PromulgationRéalise la demande

    Promulgation de la loi n° 84-622 « relative aux étrangers séjournant en France et aux titres uniques de séjour et de travail ». Le nouvel article 16 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 dispose que la carte de résident est valable dix ans et renouvelée de plein droit.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours

    Application

    Publication au Journal officiel. La loi prévoit que les titulaires d'anciennes cartes de résident recevront de plein droit la nouvelle carte à l'échéance de leurs titres ; ceux d'une carte de séjour temporaire et d'un titre de travail de plus d'un an la recevront aussi, sauf menace à l'ordre public. Le nombre de cartes réellement délivrées n'a pas été vérifié.

  7. Délai depuis l’étape précédente : + 2,1 ans

    Bilan

    La loi du 9 septembre 1986, dite « loi Pasqua », permet de refuser la carte, pour menace à l'ordre public, même à ceux qui l'obtenaient de plein droit, selon le Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés, mars 1987). Pour la juriste Nathalie Ferré, elle limite aussi l'accès à la carte pour certaines catégories.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Le soir même de l'arrivée de la Marche, la délégation reçue à l'Élysée obtient la garantie d'une carte de dix ans (INA, Mogniss H. Abdallah), et la loi de 1984 reprend cette durée. Mais le lien est établi par l'INA et par des acteurs de la Marche (Abdallah, Christian Delorme), pas par la loi elle-même. Le musée ne rapporte qu'une « rumeur » sur l'intérêt de l'Élysée pour la banderole de Valence. L'exposé des motifs et les débats parlementaires n'ont pas été lus.

Revendication 2/2

Justice face aux crimes racistes et aux violences policières

La Marche dénonce les crimes racistes, souvent impunis selon les marcheurs, les violences policières contre les jeunes des quartiers et les expulsions.

IndéterminéeIndéterminée

Des mesures de principe sont annoncées en décembre 1983, mais leur traduction juridique n'a pas été vérifiée pour ce dossier. Les acteurs de la Marche eux-mêmes jugent le bilan contrasté.

  1. Demande15 oct. 1983
  2. Réponsedéc. 1983
Voir les 2 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien indéterminé
  1. Demande

    La Marche part de Marseille pour dénoncer les crimes racistes, les expulsions et l'inégalité d'accès aux droits.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 2 mois

    Réponse

    Selon Mogniss H. Abdallah, François Mitterrand annonce des mesures de principe pour les victimes (limitation de la vente d'armes, constitution de partie civile des associations de quartier) ; Georgina Dufoix, chargée des travailleurs immigrés au gouvernement, promet de nouvelles mesures contre le racisme.

Lien indéterminé

Les sources disponibles ne permettent pas d’établir le lien.

Les sources consultées rapportent des annonces mais ne permettent pas de dater ni de relier à la Marche une loi précise sur les crimes racistes ou les violences policières. Pour le chercheur Abdellali Hajjat, le sentiment d'injustice des jeunes des Minguettes se nourrit de la solidarité de l'État avec les policiers mis en cause.

Tous les chiffres4 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : manifestants, marcheurs au départ, marcheurs permanents. Elles ne se comparent pas entre elles.

Marseillemarcheurs au départ

  • une quinzaine

    Estimation selon le Musée national de l'histoire de l'immigrationMusée national de l'histoire de l'immigration (dossier en ligne)

    Groupe au départ de Marseille

  • 32

    Estimation selon la presse · INA : notice du reportage de FR3 Rhône-Alpes du 3 décembre 1983 et page « Au cœur de la marche des Beurs »

    Marcheurs au départ selon l'INA — Contredit le chiffre du musée (une quinzaine au départ). Les sources consultées ne concilient pas les deux chiffres.

Itinéraire Marseille-Parismarcheurs permanents

  • une trentaine

    Estimation selon le Musée national de l'histoire de l'immigrationMusée national de l'histoire de l'immigration (dossier en ligne)

    Marcheurs permanents

Paris, de la Bastille à Montparnassemanifestants

  • environ 100 000

    Estimation selon L'Humanité du 5 décembre 1983Titre de L'Humanité du 5 décembre 1983 (« 100 000 marcheurs »), repris par l'INA et les acteurs ; auteur du comptage non identifié

    Défilé d'arrivée à Paris — Aucun chiffre de la préfecture de police n'a été trouvé. Le premier support identifié est un quotidien communiste ; les autres sources reprennent le chiffre sans dire qui l'a établi.

Ce qu’on ne sait pas, ou mal11 limites
  • Aucun chiffre de la n'a été trouvé pour le défilé du 3 décembre 1983 ; le chiffre d'environ 100 000 personnes apparaît en titre de L'Humanité et est repris par l'INA, le musée et les acteurs sans auteur de comptage identifié.
  • Le nombre de marcheurs au départ de Marseille diverge : une quinzaine selon le musée de l'histoire de l'immigration, 32 selon deux pages de l'INA (même institution).
  • La date exacte du tir qui blesse Toumi Djaïdja (20 juin 1983, ou nuit du 19 au 20 juin) n'est pas tranchée par les sources consultées.
  • La réception à l' est datée du soir du 3 décembre 1983 et la délégation chiffrée à huit personnes par une page de l'INA ; leurs noms ne sont pas établis. La garantie d'une carte de dix ans est rapportée par l'INA et par Mogniss H. Abdallah ; les autres annonces (vente d'armes, ) ne reposent que sur Abdallah. Les archives du Monde et de Libération n'étaient pas accessibles.
  • Le droit de vote des étrangers aux élections locales est parfois présenté comme une revendication de la Marche ; aucune source consultée ne l'établit, il n'est donc pas retenu.
  • L' de la loi de 1984 et les débats parlementaires n'ont pas été lus : on ne sait pas si le gouvernement y relie la réforme à la Marche.
  • La suite juridique des mesures annoncées contre les crimes racistes (vente d'armes, des associations, aggravation des peines) n'a pas été vérifiée.
  • La persistance des discriminations après 1983 n'est pas mesurée ici par une source statistique ; le bilan repose sur des jugements d'acteurs et d'historiens.
  • Plusieurs sources sont écrites par des participants ou des proches de la Marche (Christian Delorme, Mogniss H. Abdallah), ce qui en fait des témoins engagés. Le livre d'Abdellali Hajjat (2013) n'a été consulté qu'à travers sa présentation par l'éditeur.
  • Toumi Djaïdja aurait été gracié après sa condamnation de 1984 selon des sources secondaires non vérifiées ; ce point n'est pas repris.
  • La banderole de Valence est signée «  » : on ne sait pas si elle émane des marcheurs ou d'un comité local de soutien.
Sources17 références · 21 mars 1983 – 17 juillet 1984

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 4
  • Institution publique ou patrimoniale 5
  • Travaux de recherche 6
  • Presse 2
  1. 1
    Texte officiel ou archive

    Loi n° 84-622 du 17 juillet 1984 portant modification de l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 et du code du travail et relative aux étrangers séjournant en France et aux titres uniques de séjour et de travail (site extérieur)

    Légifrance · publié le 19 juillet 1984

    Intitulé et date de la loi, signataires (dont François Mitterrand et Georgina Dufoix, secrétaire d'État chargée de la famille, de la population et des travailleurs immigrés), régime transitoire de l'article 2, travaux préparatoires : Assemblée 25 mai 1984 (urgence), Sénat 28 juin, nouvelles lectures les 28 et 29 juin, dernière lecture à l'Assemblée le 30 juin 1984.

    Intitulé, signataires, article 2 et bloc des travaux préparatoires · consulté le 22 octobre 2026

  2. 2
    Texte officiel ou archive

    Ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945, article 16 (version issue de la loi n° 84-622) (site extérieur)

    Légifrance · publié le 19 juillet 1984

    La carte de résident est valable dix ans et renouvelée de plein droit (rédaction issue de l'article 1er de la loi du 17 juillet 1984, JORF du 19 juillet 1984).

    Article 16, version du 19 juillet 1984 · consulté le 22 octobre 2026

  3. 3
    Texte officiel ou archive

    Ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945, article 14 (version issue de la loi n° 84-622) (site extérieur)

    Légifrance · publié le 19 juillet 1984

    Hors cas de plein droit, la carte de résident peut être accordée aux étrangers justifiant d'au moins trois ans de résidence ininterrompue, compte tenu de leurs moyens d'existence ; elle peut être refusée pour menace à l'ordre public.

    Article 14, version du 19 juillet 1984 · consulté le 22 octobre 2026

  4. 4
    Texte officiel ou archive

    Ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945, article 15 (version issue de la loi n° 84-622) (site extérieur)

    Légifrance · publié le 19 juillet 1984

    Liste des catégories d'étrangers auxquelles la carte de résident est délivrée de plein droit, à commencer par le conjoint étranger d'un ressortissant français.

    Article 15, version du 19 juillet 1984 · consulté le 22 octobre 2026

  5. 5
    Presse

    1983 : la marche pour l'égalité (site extérieur)

    Mogniss H. Abdallah · Plein droit (revue du Gisti), n° 55 · publié le décembre 2002

    Tir d'un policier sur Toumi Djaïdja le 20 juin 1983, départ de Marseille le 15 octobre, mort d'Habib Grimzi, environ 100 000 personnes à Paris, réception à l'Élysée (sans date) et annonces de François Mitterrand et Georgina Dufoix, slogan, condamnation de Toumi Djaïdja en octobre 1984 à Saint-Étienne, Talbot, SOS Racisme, bilan de l'auteur.

    Chapeau ; intertitres « SOS Avenir Minguettes » et « Exorciser le syndrome de Dreux » · consulté le 22 octobre 2026

  6. 6
    Institution publique ou patrimoniale

    1983. La Marche pour l'égalité des droits et contre le racisme (site extérieur)

    Musée national de l'histoire de l'immigration (Palais de la Porte Dorée)

    Origine de la Marche (Minguettes, Cimade, blessure de Toumi Djaïdja), objectifs, départ de Marseille le 15 octobre 1983 autour d'une quinzaine de personnes, une trentaine de marcheurs permanents, 45 villes, 100 000 personnes de la Bastille à Montparnasse le 3 décembre (sans estimateur), émission Mosaïque du 11 décembre 1983.

    Introduction du dossier ; partie « Archives filmées de la Marche avec l'émission Mosaïque » · consulté le 22 octobre 2026

  7. 7
    Institution publique ou patrimoniale

    Les médias et la Marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983 (site extérieur)

    Mogniss H. Abdallah · Musée national de l'histoire de l'immigration · publié le novembre 2023

    Banderole signée « ASTIS » déployée derrière les marcheurs à Valence le 25 octobre 1983, rumeur sur l'intérêt de l'Élysée, mort d'Habib Grimzi le 14 novembre, titres du 5 décembre (« 100 000 marcheurs » dans L'Humanité, « Les Beurs à l'Élysée » dans Libération et Le Monde), citation d'Ahmed Boubeker.

    Parties sur la couverture initiale, la banderole de Valence, l'arrivée à Paris et le traitement centré sur les « Beurs » · consulté le 22 octobre 2026

  8. 8
    Travaux de recherche

    Rébellions urbaines et déviances policières. Approche configurationnelle des relations entre les « jeunes » des Minguettes et la police (1981-1983) (site extérieur)

    Abdellali Hajjat · Cultures & Conflits, n° 93 (OpenEdition Journals) · publié le 2 juillet 2015

    Rébellions de l'été 1981 et de mars 1983, affrontement du 21 mars 1983 (douze blessés parmi les forces de l'ordre), grève de la faim du 28 mars au 7 avril, création de SOS Avenir Minguettes le 27 avril, rôle de Christian Delorme et Jean Costil (Cimade), dates de la Marche, anciens émeutiers à l'origine de la Marche, rôle d'habitants politisés, impunité policière dénoncée, Marche comme événement fondateur.

    § 6, 16-22, 24, 27, 31-34, 40 (numéro du printemps 2014, p. 11-34) · consulté le 22 octobre 2026

  9. 9
    Travaux de recherche

    La mémoire ténue mais tenace de la Marche pour l'égalité de 1983 (site extérieur)

    Christian Delorme · Hommes & migrations, n° 1345 (OpenEdition Journals) · publié le 1er avril 2024

    Bilan dressé par un co-initiateur de la Marche (texte daté du 11 novembre 2023) : environ 100 000 personnes à Paris, carte unique de dix ans, qualification pénale plus grave des injures et violences racistes, relance de la politique de la ville, discours dominant sur les espoirs déçus, histoire « à écrire ».

    Intertitres « Un héritage trop lourd à porter », « L'histoire de la Marche reste à écrire » et « Les douze fruits de la Marche » · consulté le 22 octobre 2026

  10. 10
    Travaux de recherche

    Regard de photographe sur la Marche de 1983 : entretien avec Amadou Gaye (site extérieur)

    Amadou Gaye, Mogniss H. Abdallah, Anne Volery · Hommes & migrations, n° 1345 (OpenEdition Journals) · publié le 1er avril 2024

    Arrivée de la Marche à la gare Montparnasse le 3 décembre 1983, après une cinquantaine de villes selon le photographe.

    Entretien, passages sur Strasbourg et l'arrivée · consulté le 22 octobre 2026

  11. 11
    Travaux de recherche

    De l'inventaire à la patrimonialisation d'une histoire vivante (site extérieur)

    Justine Bergounhon, Hédia Yelles · Hommes & migrations, n° 1345 (OpenEdition Journals) · publié le 1er avril 2024

    Marche pacifique de jeunes de la banlieue lyonnaise lancée en octobre 1983 avec le soutien d'associations dont la Cimade, dans un contexte de crimes racistes ; collecte d'archives du musée en 2023.

    Introduction · consulté le 22 octobre 2026

  12. 12
    Institution publique ou patrimoniale

    Incidents dans le quartier des Minguettes (site extérieur)

    INA (Antenne 2, journal de 20 heures) · publié le 20 juin 1983

    Affrontements la nuit précédant le 20 juin 1983 aux Minguettes ; un policier et un porte-parole des jeunes grièvement blessés ; entretien avec Toumi Djaïdja, président de SOS Avenir Minguettes.

    Notice descriptive du reportage · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  13. 13
    Institution publique ou patrimoniale

    L'arrivée de la marche pour l'égalité et contre le racisme à Paris (site extérieur)

    INA (FR3 Rhône-Alpes) · publié le 3 décembre 1983

    Reportage du 3 décembre 1983 retraçant la Marche de Marseille à Paris via Vénissieux et Strasbourg, avec 32 marcheurs au départ selon la notice et un témoignage de Toumi Djaïdja.

    Notice descriptive du reportage · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  14. 14
    Travaux de recherche

    La Marche pour l'égalité et contre le racisme (présentation de l'ouvrage) (site extérieur)

    Abdellali Hajjat · Éditions Amsterdam · publié le 23 octobre 2013

    Thèmes de l'ouvrage : passage de la révolte violente à l'action collective non violente, politisation des jeunes de cité, violences policières et crimes racistes.

    Présentation de l'éditeur · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  15. 15
    Institution publique ou patrimoniale

    Au cœur de la marche des Beurs (site extérieur)

    Rédaction de l'INA · INA (Ina éclaire l'actu) · publié le 19 septembre 2013

    Départ de Marseille le 15 octobre 1983 avec 32 personnes, près de 100 000 personnes à Paris le 3 décembre (sans estimateur), réception le soir même d'une délégation de huit personnes par François Mitterrand, qui obtient la garantie d'une carte de séjour de dix ans.

    Texte de présentation (mis à jour le 27 novembre 2018) · consulté le 22 octobre 2026

  16. 16
    Presse

    Des lois déstabilisatrices (site extérieur)

    Gisti · Plein droit (revue du Gisti), n° 0 · publié le mars 1987

    La carte de résident instituée par la loi du 17 juillet 1984 était délivrée de plein droit à certaines catégories ; la loi de 1986 permet de la refuser pour menace à l'ordre public même à ces catégories et en restreint plusieurs.

    Passage sur la carte de résident · consulté le 22 octobre 2026

  17. 17
    Travaux de recherche

    La valse des « plein droit » (site extérieur)

    Nathalie Ferré · Plein droit (revue du Gisti), n° 100 · publié le mars 2014

    En 1984, la carte de résident est délivrée de plein droit à neuf catégories ; la liste est restreinte en 1986, rétablie en 1989, de nouveau restreinte en 1993, puis par les réformes de 2003 et 2006, au point que la carte « se mérite ».

    Partie sur la carte de résident de 1984 et ses réformes successives · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Cimade

Association fondée en 1939 par des mouvements de jeunesse protestants. Elle aide et défend les migrants, les réfugiés, les demandeurs d’asile et les étrangers sans papiers.

Source : Wikipédia, « Cimade »

En clair

Carte de séjour

Document délivré par la préfecture qui autorise un étranger à vivre en France pour une durée limitée. Avant 1984, il fallait en plus une carte de travail distincte ; la Marche réclame un titre unique valable dix ans.

Sources : Wikipédia, « Titre de séjour en France », Wikipédia, « Marche pour l’égalité et contre le racisme »

En clair

Carte de résident

Titre de séjour de dix ans créé en 1984, qui permet à un étranger à la fois de vivre et de travailler en France. Plus stable que la carte de séjour temporaire, valable un an.

Sources : Wikipédia, « Carte de résident », Wikipédia, « Titre de séjour en France »

En clair

De plein droit

Automatiquement, sans que l’administration puisse le refuser ni qu’il faille le demander à un juge, dès lors que les conditions prévues par la loi sont remplies.

Source : Wiktionnaire, « de plein droit »

En clair

Ordre public

En droit, la paix et la sécurité de la société : le bon ordre, la sécurité, la salubrité et la tranquillité publiques. Une « menace à l’ordre public » permet à l’administration de refuser un titre ou d’interdire un acte.

Source : Wikipédia, « Ordre public en droit français »

En clair

Perquisition

Fouille d’un logement ou de locaux par la police, pour y chercher des preuves d’une infraction. Elle est encadrée par le Code de procédure pénale et peut se faire sans l’accord des occupants.

Source : Wikipédia, « Perquisition »

En clair

ASTI

Associations de solidarité avec les travailleurs immigrés : associations locales, nées à partir de 1962, qui offrent aux étrangers aide juridique, cours de français ou soutien scolaire. Elles sont fédérées dans la FASTI.

Source : Wikipédia, « Fédération des associations de solidarité avec tous·te·s les immigré·e·s »

En clair

Projet de loi

Texte de loi proposé par le gouvernement. Quand il vient de députés ou de sénateurs, on parle de proposition de loi.

Source : Sénat, « La navette parlementaire »

En clair

Promulgation

Acte par lequel le président de la République rend applicable une loi définitivement votée, dans les quinze jours. Il ne peut pas la bloquer, seulement demander une nouvelle délibération. La loi est ensuite publiée au Journal officiel.

Sources : Wikipédia, « Promulgation », Wikipédia, « Journal officiel de la République française »

En clair

Journal officiel

Publication de l’État, créée en 1869, où paraissent les lois, les décrets et d’autres textes officiels. Un texte doit y être publié pour s’appliquer : sauf mention contraire, il entre en vigueur le lendemain.

Source : Wikipédia, « Journal officiel de la République française »

En clair

Peine ferme

Une peine de prison « ferme » doit être réellement effectuée, sans sursis : la personne condamnée va en prison, sauf si le juge décide d’aménager la peine.

Sources : Wiktionnaire, « ferme », Wikipédia, « Sursis »

En clair

SOS Racisme

Association créée en 1984 pour lutter contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations. Proche du Parti socialiste à ses débuts, elle est critiquée par une partie des marcheurs de 1983.

Sources : Wikipédia, « SOS Racisme », Wikipédia, « Marche pour l’égalité et contre le racisme »

En clair

Qualification pénale

Le nom juridique donné à des faits (meurtre, violences, etc.), qui détermine la peine encourue. Une qualification « plus grave » pour les violences racistes signifie des peines plus lourdes.

Source : Wikipédia, « Qualification pénale »

En clair

Politique de la ville

Ensemble d’actions de l’État pour améliorer la vie dans les quartiers urbains en difficulté et réduire les écarts avec le reste du territoire. Elle naît au début des années 1980, après les émeutes des Minguettes.

Source : Wikipédia, « Politique de la ville »

En clair

Beurs

Mot de verlan (« arabe » à l’envers) qui désigne d’abord les jeunes nés en France de parents maghrébins. La presse l’emploie pour la Marche, dite « marche des Beurs », ce qui le rend très courant.

Sources : Wikipédia, « Beur », Wikipédia, « Marche pour l’égalité et contre le racisme »

En clair

Habitat social

Logements construits avec l’aide publique et loués à loyer modéré (HLM) à des ménages aux revenus modestes. Les grands ensembles comme les Minguettes en sont un exemple.

Source : Wikipédia, « Logement social en France »

En clair

Élysée

Le palais de l’Élysée, à Paris, est le siège de la présidence de la République et la résidence officielle du chef de l’État. Par extension, « l’Élysée » désigne le président et ses services.

Source : Wikipédia, « Palais de l’Élysée »

En clair

Partie civile

Se porter partie civile, c’est se déclarer victime dans un procès pénal pour demander réparation. Permettre à des associations de le faire leur donne le droit d’agir en justice contre des crimes racistes.

Source : Wikipédia, « Partie civile »

En clair

Préfecture de police

Administration de l’État chargée de la sécurité à Paris et dans son agglomération, dirigée par le préfet de police. C’est elle qui publie les comptages officiels des manifestations parisiennes.

Source : Wikipédia, « Préfecture de police »

En clair

Exposé des motifs

Texte placé en tête d’un projet ou d’une proposition de loi : il explique pourquoi le texte est présenté, ce qu’il cherche à obtenir et ce qu’il change au droit existant.

Source : Wikipédia, « Exposé des motifs »

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23 mouvements documentés : une sélection, pas un inventaire. Pourquoi ceux-là

Preuve

Sources de l’affirmation

    Les liens marqués ouvrent un site extérieur, dans un nouvel onglet. « Consultée le » indique la date de vérification, distincte de la date de publication.