from1789
Gravure : une foule d'hommes en blouse et en chapeau recule en désordre devant un grand bâtiment ; à droite, des coups de feu partent dans la fumée.
Document d’époque « Affaire du mercredi. Hôtel des Capucines » : la fusillade du soir du 23 février 1848. Gravure publiée en août 1848 par L'Illustration dans les Journées illustrées de la Révolution de 1848.Anonyme (L'Illustration), 1848 · Domaine public : notice de l’image sur Wikimedia Commons (nouvel onglet)

Monarchies, empire et IIe République · 9 juillet 1847 – 24 février 1848 · Paris, France entière

La révolution de février 1848, de la campagne des banquets à la IIe République

Une pour la réforme électorale, puis trois journées parisiennes, du 22 au 24 février 1848, renversent Louis-Philippe et ouvrent la IIe République.

Le pouvoir change

, roi des Français, puis , présidé par Dupont de l’Eure le 24 février 1848

Présidents du Conseil : , puis le 18 septembre 1847

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

Élargir le droit de vote, réservé en 1846 à 246 000 électeurs payant un impôt minimal, puis renvoyer Guizot et en finir avec la monarchie.

Combien ils étaient

1 512 barricades

Relevé selon le plan du colonel du génie Leblanc

5 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Obtenue

2 demandes obtenues, 1 en partie, sur 4

La monarchie tombe le 24 février ; le décret du 5 mars instaure le . Le n'entre pas dans la Constitution ; la fermeture des déclenche l'insurrection de juin, environ 4 000 insurgés tués selon le Larousse. La loi de 1850 ôte le vote à un tiers des électeurs.

Changement : texte promulgué 8 mois après la demande du 9 juillet 1847

Ce qui était en jeu

4 demandes, et ce qu’il en est advenu.

  1. Élargir le droit de vote, réservé aux plus riches

    Les réclament une réforme électorale et parlementaire. Après la chute de la monarchie, le va au-delà d'une réforme : il établit le .

    Obtenue

    Le décret du 5 mars 1848 fait voter tous les hommes de 21 ans et plus, et la Constitution de 1848 confirme ce principe. Les femmes restent exclues. La loi du 31 mai 1850 retire le droit de vote à un tiers des électeurs.

  2. Renvoyer Guizot, puis en finir avec la monarchie

    La manifestation du 22 février vise d'abord le . Après la fusillade du 23 au soir, le mouvement exige davantage : le 24, les républicains refusent la et imposent la République.

    Obtenue

    Guizot est renvoyé le 23 février, Louis-Philippe abdique le 24 et la République est proclamée. Le  ; la Constitution de 1848 est abrogée le 14 janvier 1852.

  3. Le et les

    Le 25 février, le proclame le . Il crée des pour les chômeurs et une commission pour les travailleurs, , présidée par Louis Blanc.

    Non obtenue

    Accordé un temps, puis retiré par la même République : les occupent, selon Universalis, quelque 120 000 ouvriers à la veille de juin. Ils sont démantelés à partir du 22 juin, puis supprimés le 3 juillet 1848. La Constitution ne proclame pas de  : elle garantit la « liberté du travail » et prévoit des travaux publics pour les sans-emploi et une assistance.

  4. La liberté de réunion et de presse

    Les servent à contourner l'interdiction de se réunir pour parler politique. Le rétablit les libertés de réunion et de presse ; les se multiplient au printemps 1848.

    Partiellement obtenue

    Les libertés rétablies en février sont restreintes dès le printemps : d'extrême gauche fermés après la journée du 15 mai, puis, après juin, clubs fermés, journaux interdits et décrets restreignant la presse. La Constitution de 1848 les inscrit, dans la limite des droits d'autrui et de la « sécurité publique ».

Comment c’est arrivé

12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Début de la campagne des banquetsMobilisation · Élargir le droit de vote, réservé aux plus richesMobilisation · La liberté de réunion et de presse

    Les réformistes commencent ; ils se poursuivent jusqu'en février 1848.

  2. Banquet interdit, rassemblement à ParisRépression · Élargir le droit de vote, réservé aux plus richesMobilisation · Renvoyer Guizot, puis en finir avec la monarchieRépression · La liberté de réunion et de presse

    Des Parisiens se rassemblent pour protester contre l'interdiction du banquet.

  3. Renvoi de Guizot et fusillade des CapucinesRéponse du pouvoir · Renvoyer Guizot, puis en finir avec la monarchie

    La se rallie à la manifestation, Guizot est renvoyé ; le soir, la troupe tire sur la foule devant le ministère des Affaires étrangères.

  4. Abdication de Louis-Philippe, République proclaméeRéponse du pouvoir · Renvoyer Guizot, puis en finir avec la monarchieDemande satisfaite · Renvoyer Guizot, puis en finir avec la monarchie

    Le roi abdique ; la Chambre est envahie et un formé. La République est proclamée (le 25 selon le Larousse).

  5. Proclamation du droit au travailRéponse du pouvoir · Le droit au travail et les ateliers nationaux

    Le proclame le  ; les pour les chômeurs ouvrent le 27 février.

  6. Commission Schœlcher sur l'abolition de l'esclavage

    Une commission est chargée de préparer l' immédiate dans toutes les colonies.

  7. Décret instaurant le suffrage universel masculinDemande satisfaite · Élargir le droit de vote, réservé aux plus riches

    Tous les hommes de 21 ans et plus, résidant depuis six mois dans leur commune, pourront élire l'.

  8. Manifestation ouvrière : les élections sont reportées

    Prévues le 9 avril, les élections sont repoussées au 23 avril.

  9. Premières élections au suffrage universel masculinDécision : application · Élargir le droit de vote, réservé aux plus riches

    L'abstention reste sous 20 % ; le vote favorise les conservateurs et les notables de province.

  10. Décret d'abolition de l'esclavage

    L'esclavage est aboli dans toutes les colonies, avec effet deux mois après la dans chacune.

  11. L'Assemblée proclame officiellement la RépubliqueDécision : vote · Renvoyer Guizot, puis en finir avec la monarchie

    L' se réunit pour la première fois.

  12. Fermeture des ateliers nationaux, insurrection de juin

    Du 23 au 26 juin, l'est parisien se soulève après le décret de démantèlement ; l'armée écrase l'insurrection.

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

Sur le plan électoral, le droit de vote passe de 246 000 électeurs en 1846 à l'ensemble des hommes de 21 ans et plus. Il reste masculin, et la loi de 1850 retire le vote à un tiers des électeurs. Le premier usage du porte aussi à l'Assemblée une majorité de conservateurs et de notables, puis Louis-Napoléon Bonaparte, élu président avec 5,5 millions de voix.

InterprétationPour Samuel Hayat (Quand la République était révolutionnaire, 2014), deux conceptions de la représentation et de la citoyenneté s'affrontent de février à juin : une conception « inclusive », portée par les institutions de la « République de Février » ( démocratisée, , ), et une conception « exclusive », qui l'emporte progressivement. L'historien Alexandre Frondizi y ajoute les , suggère que la rupture tient peut-être plus aux élections d'avril qu'à la journée du 15 mai, et souligne que la fermeture des ateliers a déclenché l'insurrection de juin.

InterprétationL'abolition de l'esclavage n'était pas une revendication des manifestants parisiens. Le Sénat la présente comme l'œuvre du gouvernement issu des journées de février, au terme d'une campagne que Schœlcher mène depuis les années 1830. Sur place, les révoltes d'esclaves du 22 mai en Martinique, puis les rassemblements en Guadeloupe, ont avancé son application.

Pour aller plus loin

Le récit complet8 paragraphes, 2 images

Sous la , seuls votent les hommes de plus de 25 ans qui paient au moins 200 francs d' (le «  »). Aux élections d'août 1846, ils sont 246 000, soit 2,4 % des Français majeurs. Entre 1841 et 1847, la réforme électorale revient dix fois devant les Chambres ; le ministre François Guizot oppose un refus catégorique à toute extension du droit de vote.

Faute de pouvoir se réunir librement, l'opposition organise des politiques à partir du 9 juillet 1847. Menée par Odilon Barrot, la campagne rassemble libéraux et républicains autour de la réforme électorale. Le Larousse compte environ 70 banquets dans toute la France ; l'historienne Jacqueline Lalouette parle d'une « grosse cinquantaine ».

Le pouvoir interdit le banquet prévu à Paris le 22 février 1848 ; ce jour-là, des Parisiens se rassemblent pour protester. Le 23, la se rallie à la manifestation et Louis-Philippe renvoie Guizot. Le soir, la troupe tire sur la foule boulevard des Capucines : 52 morts selon le Larousse, « une vingtaine » selon Herodote.net, de 35 à plus de 50 selon les sources compilées par Wikipédia.

Le 24 février, Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils, âgé de 9 ans. Pour empêcher une , des républicains envahissent la , au . Un se forme autour de Lamartine, Ledru-Rollin et Arago ; la foule y impose aussi le socialiste Louis Blanc et l'ouvrier Albert. La République est proclamée le 24 selon l'Assemblée nationale (au Palais Bourbon) et Herodote.net (à l'Hôtel de Ville), le 25 selon le Larousse.

Le proclame le «  » le 25 février et crée des pour les chômeurs. Il ouvre la à tous, abolit la peine de mort en matière politique (26 février) et rétablit les libertés de réunion et de presse. Le décret du 5 mars 1848 donne le droit de vote à tous les hommes de 21 ans et plus, résidant depuis six mois dans leur commune.

Le 4 mars 1848, le crée une commission présidée par Victor Schœlcher. Le décret du 27 avril abolit l'esclavage dans toutes les colonies, deux mois après sa dans chacune. En Martinique, après des révoltes d'esclaves le 22 mai, le proclame l'abolition dès le lendemain ; en Guadeloupe, son homologue fait de même le 27 mai.

La manifestation ouvrière du 17 mars obtient le report des élections du 9 au 23 avril ; celle du 16 avril n'obtient rien. Le 23 avril, l'abstention reste sous 20 %, mais le vote favorise les conservateurs et les notables de province. L'Assemblée se réunit le 4 mai et proclame officiellement la République.

Estimation Le décret qui démantèle les est adopté le 20 juin et paraît au le 22. Les ouvriers de 18 à 25 ans doivent s'engager dans l'armée, les autres partir sur des chantiers en province. L'est parisien se soulève du 23 au 26 juin. Le Larousse compte environ 4 000 morts chez les insurgés, 1 600 dans l'armée, 15 000 arrestations et 4 300 déportations en Algérie.

Gravure : dans la salle de la Chambre, des hommes armés de fusils et de piques entourent une femme en noir et deux enfants, sous la tribune où parle un orateur.
« Dernière séance de la Chambre des députés. 24 février » : estampe populaire éditée à Paris par Bulla frères et Jouy, non datée, sur l'envahissement de la Chambre le jour de l'abdication. Collection De Vinck, BnF.Anonyme (éditeurs Bulla frères et Jouy) · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Plan ancien du centre de Paris de part et d'autre de la Seine ; de petits traits orangés marquent les barricades dans les rues.
« Plan des barricades de février », dressé d'après les indications du colonel du génie Leblanc. Son cartouche annonce 1 512 barricades. Plan imprimé au XIXe siècle (cote de dépôt légal 1850), conservé à la BnF.D'après le colonel du génie Leblanc, 1848-1850 · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Étape qui réalise la demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Répression
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/4

Élargir le droit de vote, réservé aux plus riches

Les banquets réclament une réforme électorale et parlementaire. Après la chute de la monarchie, le gouvernement provisoire va au-delà d'une réforme : il établit le suffrage universel masculin.

ObtenueObtenue

Le décret du 5 mars 1848 fait voter tous les hommes de 21 ans et plus, et la Constitution de 1848 confirme ce principe. Les femmes restent exclues. La loi du 31 mai 1850 retire le droit de vote à un tiers des électeurs.

  1. Demande1841
  2. Réponsefévr. 1842
  3. Demande9 juil. 1847
  4. Répression22 févr. 1848
  5. Promulgation (réalise la demande)5 mars 1848
  6. Application23 avr. 1848
  7. Vote4 nov. 1848
  8. Application10 déc. 1848
  9. Retrait3 juin 1850
  10. Bilan2 déc. 1851
Voir les 10 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    De 1841 à 1847, la réforme électorale est posée dix fois devant les Chambres.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 13 mois

    Réponse

    Guizot rejette toute extension du droit de vote et compare la revendication du suffrage universel à « une maladie de la peau ».

  3. Délai depuis l’étape précédente : + env. 5,4 ans

    Demande

    Premier banquet réformiste : la campagne des banquets porte la réforme électorale hors du Parlement.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 7 mois

    Répression

    Le pouvoir interdit le banquet parisien prévu ce jour-là ; un rassemblement proteste contre cette interdiction.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 12 jours

    PromulgationRéalise la demande

    Décret du gouvernement provisoire : le suffrage est « universel et direct » pour élire l'Assemblée constituante (article 5). Votent les Français de 21 ans et plus, résidant depuis six mois dans la commune (article 6).

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 49 jours

    Application

    Premières élections au suffrage universel masculin, au chef-lieu de canton. L'abstention est inférieure à 20 %.

  7. Délai depuis l’étape précédente : + 6 mois

    Vote

    La Constitution adoptée par l'Assemblée fait du suffrage direct, universel et secret la règle, sans condition de fortune, pour les citoyens de 21 ans (articles 24 et 25).

  8. Délai depuis l’étape précédente : + 36 jours

    Application

    Première élection présidentielle au suffrage universel : Louis-Napoléon Bonaparte l'emporte avec 5,5 millions de voix.

  9. Délai depuis l’étape précédente : + 18 mois

    Retrait

    Loi adoptée le 31 mai et promulguée le 3 juin 1850 : elle durcit les conditions de résidence et le nombre d'électeurs baisse d'un tiers.

  10. Délai depuis l’étape précédente : + 18 mois

    Bilan

    Le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte dissout l'Assemblée et proclame « le suffrage universel rétabli » ; 76 représentants républicains sont frappés d'exil.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Le décret du 5 mars est pris par le gouvernement provisoire né des journées de février, et l'Assemblée nationale présente cette révolution comme née de revendications électorales. Aucun texte lu ne montre pourtant le décret ou ses auteurs se réclamer de la mobilisation. Les banquets, où se côtoyaient libéraux de la « gauche dynastique » et républicains, réclamaient une « réforme électorale et parlementaire » : le suffrage universel va au-delà, et c'est la chute du régime qui l'a rendu possible.

Revendication 2/4

Renvoyer Guizot, puis en finir avec la monarchie

La manifestation du 22 février vise d'abord le ministère Guizot. Après la fusillade du 23 au soir, le mouvement exige davantage : le 24, les républicains refusent la régence et imposent la République.

ObtenueObtenue

Guizot est renvoyé le 23 février, Louis-Philippe abdique le 24 et la République est proclamée. Le coup d'État du 2 décembre 1851 dissout l'Assemblée ; la Constitution de 1848 est abrogée le 14 janvier 1852.

  1. Demande22 févr. 1848
  2. Réponse23 févr. 1848
  3. Réponse24 févr. 1848
  4. Application (réalise la demande)24 févr. 1848
  5. Vote4 mai 1848
  6. Bilan2 déc. 1851
Voir les 6 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
  1. Demande

    Rassemblement parisien contre l'interdiction du banquet ; les manifestations s'amplifient le lendemain.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour

    Réponse

    Après le ralliement de la Garde nationale à la manifestation, Louis-Philippe renvoie Guizot. Le soir, la fusillade du boulevard des Capucines relance l'insurrection.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour

    Réponse

    Après un dernier appel à Thiers, Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils Philippe d'Orléans, 9 ans.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + le même jour

    ApplicationRéalise la demande

    Les républicains envahissent le Palais Bourbon et un gouvernement provisoire est formé. La République est proclamée le 24 au Palais Bourbon selon l'Assemblée nationale, à l'Hôtel de Ville selon Herodote.net ; le Larousse date la proclamation du 25 février.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 2 mois

    Vote

    Première réunion de l'Assemblée constituante élue au suffrage universel, qui proclame officiellement la République.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 3,6 ans

    Bilan

    Le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte dissout l'Assemblée ; la Constitution de 1848 est abrogée le 14 janvier 1852.

Lien direct établi

Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.

Le renvoi de Guizot, l'abdication et la proclamation de la République suivent jour après jour les manifestations et les combats de rue de Paris : les sources consultées convergent sur cet enchaînement.

Revendication 3/4

Le droit au travail et les ateliers nationaux

Le 25 février, le gouvernement provisoire proclame le droit au travail. Il crée des ateliers nationaux pour les chômeurs et une commission pour les travailleurs, dite du Luxembourg, présidée par Louis Blanc.

Non obtenueNon obtenue

Accordé un temps, puis retiré par la même République : les ateliers nationaux occupent, selon Universalis, quelque 120 000 ouvriers à la veille de juin. Ils sont démantelés à partir du 22 juin, puis supprimés le 3 juillet 1848. La Constitution ne proclame pas de droit au travail : elle garantit la « liberté du travail » et prévoit des travaux publics pour les sans-emploi et une assistance.

  1. Réponse25 févr. 1848
  2. Applicationjuin 1848
  3. Retrait20 juin 1848
  4. Répression26 juin 1848
  5. Abrogation3 juil. 1848
  6. Bilan4 nov. 1848
Voir les 6 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Réponse

    Le gouvernement provisoire proclame le droit au travail ; les ateliers nationaux pour les chômeurs sont considérés comme ouverts le 27 février.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 3 mois

    Application

    À la veille de juin, les ateliers nationaux comptent quelque 120 000 ouvriers selon Universalis. Le pouvoir, inquiet de leur coût, prépare dès le 24 mai leur liquidation.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois

    Retrait

    La commission exécutive adopte le décret de démantèlement, publié au Moniteur le 22 juin (le Larousse parle d'un « décret du 21 juin »). Les ouvriers de 18 à 25 ans doivent s'engager dans l'armée, les autres partir en province.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 6 jours

    Répression

    L'insurrection ouverte le 23 juin est écrasée le 26 par le général Cavaignac, qui a reçu les pleins pouvoirs. Plus de 15 000 personnes sont arrêtées.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 7 jours

    Abrogation

    Les ateliers nationaux sont supprimés.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 4 mois

    Bilan

    La Constitution ne proclame pas de droit au travail : elle garantit la « liberté du travail » et prévoit des travaux publics « propres à employer les bras inoccupés » (article 13) ; son préambule promet une assistance qui procure du travail « dans les limites de ses ressources ».

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Les mesures du 25 février sont prises par un gouvernement où la foule a imposé Louis Blanc et l'ouvrier Albert. Samuel Hayat range la commission du Luxembourg parmi les institutions de la « République de Février » ; dans son compte rendu, l'historien Alexandre Frondizi y ajoute les ateliers nationaux. Aucune source lue ne date une revendication ouvrière précise du droit au travail avant ce jour.

Revendication 4/4

La liberté de réunion et de presse

Les banquets servent à contourner l'interdiction de se réunir pour parler politique. Le gouvernement provisoire rétablit les libertés de réunion et de presse ; les clubs se multiplient au printemps 1848.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Les libertés rétablies en février sont restreintes dès le printemps : clubs d'extrême gauche fermés après la journée du 15 mai, puis, après juin, clubs fermés, journaux interdits et décrets restreignant la presse. La Constitution de 1848 les inscrit, dans la limite des droits d'autrui et de la « sécurité publique ».

  1. Demande9 juil. 1847
  2. Répression22 févr. 1848
  3. Retraitjuil. 1848
  4. Vote (réalise la demande)4 nov. 1848
Voir les 4 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    La campagne des banquets commence ; ces repas politiques servent à contourner l'interdiction du droit de réunion.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 7 mois

    Répression

    Guizot interdit le banquet et le cortège prévus à Paris.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + env. 4 mois

    Retrait

    Après l'écrasement de juin, des clubs sont fermés, des journaux interdits et la liberté de la presse restreinte par décrets. Selon le Larousse, les clubs d'extrême gauche avaient déjà été fermés après la journée du 15 mai.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + env. 4 mois

    VoteRéalise la demande

    La Constitution reconnaît le droit de s'associer, de se réunir paisiblement et sans armes, de pétitionner et de publier ses opinions, dans la seule limite des droits d'autrui et de la sécurité publique ; la presse ne peut en aucun cas être censurée (article 8).

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Le rétablissement des libertés fait partie des premières mesures du gouvernement né de la révolution, dont la crise a commencé par l'interdiction d'une réunion. Aucun texte lu ne date précisément ces décrets de février-mars 1848.

Tous les chiffres5 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : barricades, banquets, morts. Elles ne se comparent pas entre elles.

Parisbarricades

  • 1 512

    Relevé selon le plan du colonel du génie LeblancColonel du génie Leblanc, « Plan des barricades de février »

    Barricades élevées dans Paris en février 1848 — Chiffre inscrit dans le cartouche du plan, avec 1 277 000 pavés remués et 4 013 arbres abattus. La feuille porte une cote de dépôt légal de 1850 : c’est un bilan dressé après coup, dont la méthode n’est pas connue.

France entièrebanquets

  • environ 70

    Relevé selon l'encyclopédie Larousse

    Banquets de la campagne de 1847-1848

  • une « grosse cinquantaine »

    Relevé selon des chercheursJacqueline Lalouette (Clio, 2001)

    Banquets réformistes de 1847-1848

Écart entre ces chiffres : du simple au 1,4. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

Paris, boulevard des Capucinesmorts

  • 52

    Estimation selon l'encyclopédie Larousse

    Morts de la fusillade du boulevard des Capucines

  • une vingtaine

    Estimation selon la presseHerodote.net (Alban Dignat)

    Morts de la fusillade du boulevard des Capucines

Écart entre ces chiffres : du simple au 2,6. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

Ce qu’on ne sait pas, ou mal8 limites
  • Le nombre de morts de la fusillade du 23 février varie selon les sources : 52 (Larousse), « une vingtaine » (Herodote.net), « de 35 à plus de 50 » (Wikipédia, d'après un ouvrage de 1949). Aucune étude d'historien lue ne tranche, et le bilan total des journées de février n'a pas été trouvé dans une source fiable.
  • La date et le lieu de la proclamation de la République diffèrent : 24 février au (Assemblée nationale), nuit du 24 à l'Hôtel de Ville (Herodote.net), 25 février (Larousse) ; proclamation officielle par l'Assemblée le 4 mai.
  • Le nombre de varie : environ 70 (Larousse), une « grosse cinquantaine » de banquets réformistes (J. Lalouette). Le nombre de convives n'est pas connu.
  • Aucune source lue ne donne le nombre d'électeurs inscrits après le décret du 5 mars 1848, ni le taux exact de participation du 23 avril (seulement « abstention inférieure à 20 % »).
  • Les textes originaux des décrets (25 février, 5 mars, 27 avril 1848) n'ont pas pu être lus sur Gallica (accès refusé) ; le décret du 5 mars est connu par les extraits qu'en donne l'Assemblée nationale.
  • Effectifs des  : seule la mention de « quelque 120 000 ouvriers » (Universalis, article lu en partie) a été retenue. La date du décret de démantèlement varie (adopté le 20 juin selon Universalis, « décret du 21 juin » selon le Larousse, publié le 22). Les âges visés diffèrent aussi : 18 à 25 ans (Universalis), moins de 25 ans (Larousse). Les dates du 25 février () et du 27 février (ouverture des ateliers) ne sont données que par Wikipédia.
  • Le bilan de juin 1848 reste incertain : environ 4 000 insurgés et 1 600 soldats tués selon le Larousse, « des milliers » d'insurgés selon Universalis ; 4 300 ou 4 348 déportés en Algérie.
  • Universalis mentionne l'arrestation de Blanqui et de Raspail parmi les mesures qui suivent juin, sans date précise ; faute de confrontation, ces arrestations ne sont pas reprises.
Sources19 références · 9 juillet 1847 – 23 juin 1848

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 2
  • Institution publique ou patrimoniale 7
  • Travaux de recherche 3
  • Presse 1
  • Synthèse encyclopédique 6
  1. 1
    Institution publique ou patrimoniale

    De 1815 à 1848 : la monarchie censitaire, triomphe des notables (site extérieur)

    Assemblée nationale

    Cens de 200 francs depuis 1831, 246 000 électeurs en août 1846 (2,4 % des Français majeurs), réforme électorale posée dix fois de 1841 à 1847 et refusée par Guizot.

    Page entière (loi du 19 avril 1831, élections d'août 1846, réforme électorale 1841-1847) · consulté le 22 octobre 2026

  2. 2
    Institution publique ou patrimoniale

    Une révolution sur fond de revendications électorales (site extérieur)

    Assemblée nationale

    Banquets d'abord tolérés puis interdits, rassemblement du 22 février 1848, renvoi de Guizot et fusillade du 23, abdication du 24 et proclamation de la République au Palais Bourbon, gouvernement provisoire.

    Page entière · consulté le 22 octobre 2026

  3. 3
    Institution publique ou patrimoniale

    Le décret du 5 mars 1848 instaure le suffrage universel pour les élections à l'Assemblée nationale constituante (site extérieur)

    Assemblée nationale

    Décret du 5 mars 1848 (suffrage universel et direct, 21 ans, six mois de résidence), élections du 23 avril avec moins de 20 % d'abstention, résultats favorables aux conservateurs, proclamation officielle de la République le 4 mai.

    Page entière (articles 5 et 6 du décret, élection du 23 avril, réunion du 4 mai) · consulté le 22 octobre 2026

  4. 4
    Institution publique ou patrimoniale

    La Constitution de la IIe République consacre le suffrage universel masculin (site extérieur)

    Assemblée nationale

    Élection de Louis-Napoléon Bonaparte le 10 décembre 1848 au suffrage universel avec 5,5 millions de voix.

    Page entière · consulté le 22 octobre 2026

  5. 5
    Institution publique ou patrimoniale

    La loi du 3 juin 1850 rogne le suffrage universel (site extérieur)

    Assemblée nationale

    Loi adoptée le 31 mai et promulguée le 3 juin 1850, durcissant les conditions de résidence ; le nombre d'électeurs baisse d'un tiers.

    Page entière · consulté le 22 octobre 2026

  6. 6
    Institution publique ou patrimoniale

    Le coup d'État du 2 décembre 1851 (site extérieur)

    Assemblée nationale

    Le 2 décembre 1851, une affiche annonce la dissolution de l'Assemblée et « le suffrage universel rétabli » ; 76 représentants républicains sont exilés.

    Page entière · consulté le 22 octobre 2026

  7. 7
    Texte officiel ou archive

    Constitution de 1848, IIe République (site extérieur)

    Conseil constitutionnel

    Texte de la Constitution : libertés de réunion, d'association et de presse, censure interdite (art. 8) ; liberté du travail et travaux publics pour les « bras inoccupés », sans droit au travail proclamé (art. 13, préambule VIII) ; suffrage direct et universel sans cens à 21 ans (art. 24-25).

    Préambule (VIII), articles 8, 13, 24 et 25 · consulté le 22 octobre 2026

  8. 8
    Synthèse encyclopédique

    Constitution française du 4 novembre 1848 (site extérieur)

    Wikipédia

    Date du vote de la Constitution (4 novembre 1848) et de son abrogation (14 janvier 1852) ; dates seulement.

    Introduction · consulté le 22 octobre 2026

  9. 9
    Synthèse encyclopédique

    Ateliers nationaux (site extérieur)

    Wikipédia

    Proclamation du droit au travail par le gouvernement provisoire le 25 février 1848 ; ateliers considérés comme ouverts le 27 février ; fermeture votée le 20 juin, appliquée le 21, publiée au Moniteur le 22 ; dates seulement.

    Introduction et section sur la fermeture · consulté le 22 octobre 2026

  10. 10
    Synthèse encyclopédique

    Révolution française de 1848 (site extérieur)

    Wikipédia

    Fusillade du boulevard des Capucines : « de 35 à plus de 50 tués, selon les sources » ; confrontation seulement, pas de chiffre retenu seul.

    Section sur la journée du 23 février (note citant A. Colling, 1949, p. 239) · consulté le 22 octobre 2026

  11. 11
    Institution publique ou patrimoniale

    Victor Schœlcher : les abolitions (site extérieur)

    Sénat

    Commission du 4 mars 1848 présidée par Schœlcher, décret du 27 avril applicable deux mois après promulgation, révoltes de Martinique du 22 mai et proclamations anticipées en Martinique (23 mai) et en Guadeloupe (27 mai).

    Intertitre « 1848 » · consulté le 22 octobre 2026

  12. 12
    Synthèse encyclopédique

    Révolution française de 1848 (site extérieur)

    Encyclopédie Larousse

    Déroulé des 22-24 février, 52 morts boulevard des Capucines, proclamation de la République datée du 25 février, composition du gouvernement provisoire, mesures (droit au travail, ateliers nationaux, peine de mort politique le 26 février, libertés), report des élections après le 17 mars, clubs d'extrême gauche fermés après le 15 mai, décret du 21 juin, bilan de juin.

    Parties 1 (La révolution de février), 2 (L'œuvre du gouvernement provisoire) et 3 (journée du 15 mai, journées de juin) · consulté le 22 octobre 2026

  13. 13
    Synthèse encyclopédique

    Campagne des banquets (site extérieur)

    Encyclopédie Larousse

    Campagne de juillet 1847 à février 1848, environ 70 banquets, menée par Odilon Barrot pour une réforme électorale et parlementaire ; interdiction par Guizot du cortège et du banquet du 22 février 1848.

    Notice entière · consulté le 22 octobre 2026

  14. 14
    Synthèse encyclopédique

    Journées de juin 1848 (site extérieur)

    Émilien Constant · Encyclopædia Universalis

    Décret préparé le 24 mai, adopté le 20 juin, publié au Moniteur le 22 ; environ 120 000 ouvriers des ateliers ; plus de 15 000 arrestations, 4 348 déportés en Algérie ; suppression des ateliers le 3 juillet ; clubs fermés, journaux interdits et presse restreinte après juin.

    Début de l'article (seule partie accessible sans abonnement) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  15. 15
    Presse

    22 février 1848 : insurrection républicaine à Paris (site extérieur)

    Alban Dignat · Herodote.net · publié le 22 février 2024

    Banquets à partir du 9 juillet 1847 (« pas moins de 70 ») ; fusillade du soir du 23 février devant le ministère des Affaires étrangères, « une vingtaine de morts » ; abdication et proclamation d'un gouvernement républicain à l'Hôtel de Ville.

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  16. 16
    Travaux de recherche

    Les femmes dans les banquets politiques en France (vers 1848) (site extérieur)

    Jacqueline Lalouette · Clio. Femmes, Genre, Histoire (OpenEdition), n° 14 · publié le 2001

    Les banquets réformistes commencent le 9 juillet 1847 ; une « grosse cinquantaine » de banquets ; l'interdiction du banquet parisien prévu le 22 février 1848 précède les journées de Février.

    § 2 et notes 4-5 · consulté le 22 octobre 2026

  17. 17
    Travaux de recherche

    Samuel Hayat, Quand la République était révolutionnaire. Citoyenneté et représentation en 1848 (compte rendu) (site extérieur)

    Alexandre Frondizi · Revue d'histoire du XIXe siècle (OpenEdition), n° 50 · publié le 2015

    Thèse de S. Hayat : conceptions inclusive et exclusive de la représentation ; institutions de la « République de Février » (Garde nationale, commission du Luxembourg, clubs), auxquelles Frondizi ajoute les ateliers nationaux ; pour Frondizi, la rupture tient peut-être aux élections d'avril, et la fermeture des ateliers déclenche la prise d'armes de juin.

    Compte rendu entier (p. 214-218) · consulté le 22 octobre 2026

  18. 18
    Travaux de recherche

    Samuel Hayat, 1848 : Quand la République était révolutionnaire (compte rendu) (site extérieur)

    Marie Trébous · Lectures (OpenEdition) · publié le 19 janvier 2015

    Opposition entre république modérée et république démocratique et sociale de février à juin, rendue publique par les manifestations des 17 mars, 16 avril et 15 mai ; rôle de la commission du Luxembourg, de la Garde nationale et des clubs, qui se multiplient.

    Compte rendu entier · consulté le 22 octobre 2026

  19. 19
    Texte officiel ou archive

    Plan des barricades de février [1848], d'après le colonel du génie Leblanc (site extérieur)

    Leblanc (colonel du génie) · Bibliothèque nationale de France, via Wikimedia Commons

    Le plan annonce 1 512 barricades, 1 277 000 pavés remués et 4 013 arbres abattus lors des journées de février 1848.

    Cartouche en haut à droite du plan · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Campagne des banquets

Repas politiques organisés en 1847-1848 dans toute la France par l’opposition. Les réunions politiques étant interdites, ces banquets permettaient de se rassembler et de réclamer l’élargissement du droit de vote.

Source : Wikipédia, « Campagne des banquets »

En clair

Suffrage universel masculin

Droit de vote accordé à tous les hommes adultes, sans condition de fortune, mais refusé aux femmes. En France, le décret du 5 mars 1848 l’accorde à tous les hommes de nationalité française âgés de 21 ans ou plus.

Source : Wikipédia, « Suffrage universel masculin »

En clair

Droit au travail

Idée que chacun a droit à un travail et que la société doit le lui garantir. Revendiquée par les ouvriers parisiens en 1848, elle n’est finalement pas inscrite dans la Constitution de la IIe République.

Sources : Wikipédia, « Droit au travail », Wikipédia, « Deuxième République (France) », Wikipédia, « Commission du Luxembourg »

En clair

Ateliers nationaux

Chantiers publics créés à Paris en février 1848 pour employer les chômeurs, financés par l’État et organisés comme une armée ; un ouvrier y touchait 2 francs par jour. Leur fermeture, votée en juin, déclenche l’insurrection ouvrière.

Source : Wikipédia, « Ateliers nationaux »

En clair

Gouvernement provisoire

Gouvernement formé dans des circonstances exceptionnelles, comme une révolution, pour diriger en attendant le retour à des institutions normales, en général par une élection. En France, celui de 1848 gouverne du 24 février au 9 mai.

Sources : Wikipédia, « Gouvernement provisoire », Wikipédia, « Gouvernement provisoire de 1848 »

En clair

Ministère (au XIXe siècle)

Ici, l’ensemble des ministres qui forment le gouvernement, désigné par le nom de sa figure principale : le « ministère Guizot » est le gouvernement dominé par François Guizot, renvoyé par Louis-Philippe le 23 février 1848.

Source : Larousse, « ministère »

En clair

Régence

Période où un régent gouverne à la place d’un roi trop jeune, absent ou incapable de régner. En février 1848, Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils de 9 ans, ce qui supposait une régence.

Source : Wikipédia, « Régence »

En clair

Coup d’État du 2 décembre 1851

Le 2 décembre 1851, le président Louis-Napoléon Bonaparte, que la Constitution empêchait de se représenter, dissout l’Assemblée et garde le pouvoir, ouvrant la voie au Second Empire (1852-1870).

Source : Wikipédia, « Coup d’État du 2 décembre 1851 »

En clair

Dissolution de l’Assemblée

Décision du président de la République qui met fin avant terme au mandat des députés (article 12 de la Constitution). De nouvelles élections législatives ont alors lieu vingt à quarante jours plus tard.

Sources : Conseil constitutionnel, « Texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958 » (art. 12), Wikipédia, « Dissolution de l’Assemblée nationale française »

En clair

Commission du Luxembourg

Commission installée au palais du Luxembourg, à Paris, de février à mai 1848, présidée par Louis Blanc, chargée de proposer une nouvelle organisation du travail et d’arbitrer des conflits entre patrons et ouvriers.

Source : Wikipédia, « Commission du Luxembourg »

En clair

Clubs (politiques)

Associations où des citoyens se réunissent régulièrement pour discuter des affaires publiques et des projets de loi, apparues sous la Révolution. Elles se multiplient au printemps 1848, puis sont fermées ou interdites.

Sources : Wikipédia, « Club politique », Wikipédia, « Deuxième République (France) »

En clair

Garde nationale

Milice de citoyens créée en 1789 dans chaque commune, tantôt force de maintien de l’ordre, tantôt force insurrectionnelle. Réservée surtout aux hommes aisés sous Louis-Philippe, elle s’ouvre à tous en 1848 ; elle est dissoute en 1871.

Source : Wikipédia, « Garde nationale (France) »

En clair

Émancipation

Fait de libérer quelqu’un d’une domination ou d’une dépendance ; synonyme d’affranchissement. En 1848, le mot désigne la libération des esclaves des colonies, qui deviennent des personnes libres et des citoyens.

Sources : Larousse, « émancipation », Wikipédia, « Abolition de l’esclavage en Martinique »

En clair

Assemblée constituante

Assemblée élue pour rédiger une nouvelle Constitution. Celle de 1848, élue le 23 avril au suffrage universel masculin, siège de mai 1848 à mai 1849 et vote la Constitution de la IIe République.

Source : Wikipédia, « Assemblée nationale constituante (Deuxième République) »

En clair

Promulgation

Acte officiel qui rend une loi ou un décret applicable. En 1848, dans chaque colonie, c’est le gouverneur qui promulgue sur place les textes venus de Paris : le délai de deux mois prévu pour l’abolition court à partir de là.

Sources : Wikipédia, « Promulgation », Wikipédia, « Gouverneur de la Martinique », Wikipédia, « Décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848 »

En clair

Monarchie de Juillet

Régime politique de la France de 1830 à 1848, né de la révolution de juillet 1830 : une monarchie constitutionnelle dont le roi est Louis-Philippe Ier, renversée par la révolution de février 1848.

Source : Wikipédia, « Monarchie de Juillet »

En clair

Impôts directs

Impôts dus nommément par une personne et réclamés chaque année, calculés sur ses biens ou ses revenus. Avant 1848, il fallait en payer un certain montant, le « cens », pour avoir le droit de voter.

Sources : Wikipédia, « Impôt direct », Wikipédia, « Suffrage censitaire »

En clair

Cens, suffrage censitaire

Montant minimal d’impôts directs qu’il fallait payer pour avoir le droit de voter : 300 francs jusqu’en 1830, puis 200 francs à partir de 1831. Un régime où seuls ces contribuables votent est dit « censitaire ».

Source : Wikipédia, « Suffrage censitaire »

En clair

Chambre des députés

De 1814 à 1848, assemblée élue au suffrage censitaire qui forme le Parlement avec la Chambre des pairs et vote les lois. Ses députés sont élus pour cinq ans, mais le roi peut la dissoudre et provoquer de nouvelles élections.

Source : Wikipédia, « Chambre des députés des départements »

En clair

Palais Bourbon

Bâtiment parisien du quai d’Orsay, construit au XVIIIe siècle pour une princesse de Bourbon, qui a accueilli diverses assemblées : la Chambre des députés au XIXe siècle, l’Assemblée nationale aujourd’hui.

Source : Wikipédia, « Palais Bourbon »

En clair

Gouverneur (d’une colonie)

Représentant de l’autorité de la métropole dans une colonie, qui en dirige l’administration civile et y promulgue par arrêté les lois et décrets venus de Paris. Au XIXe siècle, c’est souvent un officier de marine ou un militaire.

Source : Wikipédia, « Gouverneur de la Martinique »

En clair

Le Moniteur

Le Moniteur universel, quotidien fondé à Paris en 1789, fut longtemps le journal officiel du gouvernement français : il publiait ses actes, comme les ordonnances de juillet 1830, et rendait compte des débats des assemblées.

Sources : Wikipédia, « Le Moniteur universel », Wikipédia, « Ordonnances de Saint-Cloud »

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